Investissement de quelques millions de dollars : L’entreprise projette de construite une usine-entrepôt

Denis Hudon
Investissement de quelques millions de dollars : L’entreprise projette de construite une usine-entrepôt
Un autre camp déployé par les Entreprises forestières NT sur un chantier du nord québécois. (Photo : courtoisie)

Pour mieux répondre à un marché en expansion et poursuivre sa croissance, Entreprises forestières NT planche sur un projet d’usine-entrepôt et qui nécessitera des investissements de quelques millions de dollars.

Locataire et à l’étroit dans ses locaux actuels sur le boulevard Saint-Michel, l’entreprise étudie la possibilité de se reloger sur l’avenue de la Friche, non loin de Rémabec et Liebherr.

« L’idée est de construire un grand bâtiment où nous pourrions fabriquer et rénover nos modules pour nos camps modulaires d’hébergement de travailleurs sur les chantiers. On pourra fabriquer aussi des modules pour les cuisines, les dortoirs, etc. », explique le PDG, Louis-Philippe Nault.

L’usine servira à optimiser la gestion des équipements, des outils, du matériel de construction et des provisions de cuisines au quotidien. Elle servira aussi d’entrepôt pour du matériel électrique, de plomberie, des génératrices et autres équipements.

Le futur bâtiment accueillera également les nouveaux bureaux avec pignon sur rue.

Si tout se déroule comme le souhaite son propriétaire, la future usine de plus de 20 000 pieds carrés pourrait devenir une réalité d’ici à un an, au début de 2023.

L’usine viendra également consolider les emplois.

Vision à long terme

« Ce projet fait partie de notre vision à long terme. Depuis 2014-2015, nous avons effectué un tournant majeur dans le développement de nos camps. On est beaucoup plus agressif sur le marché et on a ajouté le secteur minier au Québec et plus récemment en Ontario. Avec les nombreux développements miniers, la demande pour héberger et nourrir tous ces travailleurs est en forte croissance. »

Les prix élevés des métaux traditionnels comme l’or, l’argent ou encore le cuivre et des métaux liés à l’électrification des transports expliquent cette forte activité minière.

Louis-Philippe Nault avoue que le développement de son entreprise depuis quelques années va plus vite que prévu. Lorsqu’il a fondé l’entreprise en 1986, c’était très modeste. Ingénieur forestier pour la compagnie Domtar, de 1986 à 1993, il a décidé de relancer les activités et graduellement, il a vu grimper le nombre d’employés à 40, puis à 50 et à plus d’une centaine aujourd’hui. Dans les premières années, l’entreprise oeuvrait beaucoup dans le secteur sylvicole.

Comme partout ailleurs, le recrutement de main-d’œuvre est le nerf de la guerre. Toutefois, Entreprises forestières NT se débrouille plutôt bien jusqu’à présent. Elle emploie des charpentiers et des menuisiers pour la fabrication de ses camps, mais aussi des travailleurs pour opérer les camps, notamment des cuisiniers et du personnel à l’entretien.

« On offre de bonnes conditions de travail et ce n’est pas étranger à la stabilité de notre main-d’œuvre », estime Jimmy Pronovost, directeur des opérations.

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