Gestion de camps de travailleurs : Entreprises forestières NT a le vent dans les voiles

Denis Hudon
Gestion de camps de travailleurs : Entreprises forestières NT a le vent dans les voiles
Le directeur général et fondateur Louis-Philippe Nault accompagné du directeur des opérations Jimmy Pronovost. (Photo : Trium Médias – Denis Hudon)

Avec plus d’une centaine d’employés, une croissance continue et un déploiement sur une douzaine de chantiers, Entreprises forestières NT de Dolbeau-Mistassini, spécialisée dans la gestion de camps de travailleurs, a le vent dans les voiles.

Louis-Philippe Nault est PDG, fondateur et actionnaire de l’entreprise qui a vu le jour en 1986.

« Ce qui nous distingue vraiment, c’est notre offre complète de services clés en main. On s’occupe de tout, de l’implantation au démantèlement des camps. Lorsqu’on arrive sur un chantier et qu’on déploie nos camps mobiles pour les travailleurs, on installe tout, de A jusqu’à Z. »

Cela signifie notamment des cuisines modernes tout équipées, annexes cuisine avec chambres simples ou doubles et commodités, dortoirs, salles de douche et toilettes, modules de bureau de chantier, génératrices, accès internet dans tous les camps, modules séchoirs pour les vêtements, réservoirs de carburant, etc.

Ainsi l’entreprise dolmissoise gère l’entretien, le personnel, la nourriture, les fournitures et l’équipement nécessaire pour toute la durée du chantier. Elle compte au total une centaine d’employés, saisonniers et à l’année, et sert sur les chantiers pas moins de 120 000 repas annuellement. Les campements NT sont généralement installés pour une durée variant de quatre à cinq mois et jusqu’à un an et même plus.

Savoir se diversifier

L’entreprise compte une majorité de camps dans les régions nordiques du Québec, notamment au nord de Girardville, à Chibougamau, à Lebel-sur-Quévillon, à la Baie James, mais aussi dans le nord de l’Ontario.

Entreprises forestières NT est très active dans le secteur forestier, mais l’est tout autant, particulièrement ces dernières années, dans le secteur minier où plusieurs mines sont en développement et où l’on retrouve de nombreux foreurs. Parfois, les camps servent à des mineurs qui décontaminent d’anciens sites.

Évidemment, la pandémie est venue compliquer passablement les choses, surtout avec les règles sanitaires très strictes de la santé publique.

« On a su rapidement s’adapter, mais cela a impliqué plusieurs changements dans nos façons de faire. Il a fallu engager du personnel supplémentaire », dit pour sa part Jimmy Pronovost, directeur des opérations.

Pour l’année 2022, l’entreprise comptera encore sur une douzaine de chantiers. Le secteur forestier continue à reprendre de la vigueur.

« Ce qui nous aide beaucoup, c’est qu’on a diversifié nos activités ces dernières années. De sorte qu’on s’en tire quand même lorsqu’un secteur de l’économie va moins bien et ça permet aussi de garder nos employés », explique Louis-Philippe Nault.

Elle en profite aussi lors de périodes moins intenses pour rénover et fabriquer des camps. Entreprises forestières NT a d’autres projets qui pointent à l’horizon.

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