Des restaurants indépendants tirent leur épingle du jeu malgré la zone rouge

Serge Tremblay, journaliste de l'initiative de journalisme local
Des restaurants indépendants tirent leur épingle du jeu malgré la zone rouge
Caroline Doucet, propriétaire chez Stop Bouffe, affirme que son commerce se tire bien d’affaire malgré la crise grâce au support de la population. (Photo : archives)

Le passage de la région à la zone rouge n’a certes rien de réjouissant pour les restaurateurs, qui sont tenus de fermer leur salle à manger. Plusieurs restaurants indépendants qui sont bien ancrés dans les habitudes des gens arrivent néanmoins à se tirer d’affaire.

C’est le cas, notamment, dans les établissements dits de fast food, où la population continue de se montrer fidèle avec les commandes à emporter.

Avec déjà une forte clientèle habituée aux commandes à emporter, le Roi du chien chaud se trouve dans une bonne position dans les circonstances, soutient sa propriétaire, Annie Doucet.

« On tire notre épingle du jeu. Nous, on a déjà une forte clientèle qui vient chercher sa commande alors je peux dire que pour ma part, ma cabane à patates frites va bien. On dénote une baisse d’achalandage avec la salle à manger, c’est certain, mais je ne suis pas inquiète pour les prochaines semaines », précise Annie Doucet, propriétaire du Roi du Chien chaud dans le secteur Mistassini.

Celle-ci affirme cependant que les gens ont de la difficulté à s’y retrouver à travers ce qui est ouvert et ce qui ne l’est pas et que le premier jour en zone rouge, le téléphone n’a pas cessé de sonner puisque les gens se demandaient si le restaurant était ouvert.

Annie Doucet ajoute que malgré la situation, elle entend poursuivre ses démarches pour mettre en place un service au volant à son restaurant, ce qui pourrait se concrétiser au début de 2021.

Stop Bouffe

Chez Stop Bouffe, dans le secteur Dolbeau, on trace un peu le même constat.

« Il y a toujours une incertitude, mais ça va plutôt bien. Ce n’est pas comme lors du premier confinement au tout début, où on ne savait pas trop à quoi s’en tenir. Là, on connaît bien les mesures et jusqu’à maintenant, juste à voir mes ventes, je pense qu’on va bien s’en sortir », mentionne la propriétaire, Caroline Doucet.

Pour elle, le principal est de pouvoir opérer suffisamment pour maintenir ses employés au travail. Et cela semble vouloir être le cas.

« Si la population n’était pas autant derrière nous, ce serait autre chose, mais les gens nous encouragent. Cette période, c’est du stress à temps plein, mais on donne le meilleur de nous-mêmes! »

Au restaurant La Fureur de Normandin, la propriétaire Annie Turgeon ne se pas trop inquiète pour les prochaines semaines alors que la région a basculé en zone rouge.

La Fureur

À Normandin, la propriétaire du restaurant La Fureur, Annie Turgeon, garde également confiance malgré la crise.

« Présentement, je ne pas d’inquiétudes, ça va quand même bien. Avec ce que j’ai vécu cet automne et l’expérience qu’on a acquise, je pense qu’on va bien s’en tirer. »

Son restaurant était déjà actif dans les commandes à emporter, qui étaient très populaires la fin de semaine. La salle à manger roulait davantage en semaine, mais on se repositionne pour les commandes à emporter.

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