Cuisines GBM en croissance à Gatineau

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Par Serge Tremblay
Cuisines GBM en croissance à Gatineau
Atelier de fabrication de Girardville de Cuisines GBM. (Photo : courtoisie)

Gatineau est devenu un terreau fertile pour Cuisines GBM, qui a réussi à s’y tailler une place avec divers contrats en milieu institutionnel.

« On est actif à Gatineau depuis 2016 et on y a connu une belle croissance. Depuis, on a décroché des contrats dans cinq écoles et nos activités à Gatineau représentent environ le tiers de notre chiffre d’affaires », mentionne Martin Gaudreault, copropriétaire de Cuisines BGM.

Ce dernier explique que de sortir de la région est nécessaire pour que l’entreprise puisse croître. Là-bas, de nouveaux quartiers voient le jour et des écoles flambant neuves sont construites, ce qui offre des opportunités inexistantes dans le haut du lac.

« C’est un secteur d’activités auquel on ne peut pas avoir accès chez nous. Par contre, il est important de dire que l’on reste résolument actif chez nous et que l’on ne délaissera pas notre milieu. »

Martin Gaudreault indique en fait que de décrocher des contrats de plus grande envergure à l’extérieur a une incidence positive sur ses activités locales.

« Notre volume d’affaires plus important nous permet d’avoir un meilleur levier de négociations avec nos fournisseurs et donc on peut en donner plus localement à nos clients. Ça nous permet d’être encore plus compétitifs. »

Éloignement

Et en termes de compétitivité, Martin Gaudreault ne croit pas que d’être situé en région soit un frein. On y trouve, selon lui, des avantages que l’on peut mettre à profit pour tirer son épingle du jeu.

« Notre atelier de Girardville ne nous coûte à peu près rien si l’on compare à ce que l’on devrait payer en taxes et en services si on était dans un endroit comme Montréal. Ça nous donne la marge de manœuvre pour assurer le transport qui vient avec notre éloignement. Je ne crois pas du tout que ce soit un désavantage. »

Malgré tout, il pourrait être intéressant pour l’entreprise d’avoir un pied-à-terre à Gatineau pour se faciliter la vie.

« Oui, ce serait intéressant. Nous ne sommes pas encore là, mais il ne fait pas nous fermer les yeux. »

Bleuets égarés

Fait intéressant, ces nouvelles possibilités d’affaires à Gatineau découlent d’une rencontre fortuite avec un exilé du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui œuvre dans le monde de la construction à Gatineau.

« Je les appelle les bleuets égarés, des gens de chez nous qu’on revoit des années après les avoir connus à l’école ou dans d’autres circonstances. Ce sont de bons ambassadeurs et ils peuvent nous ouvrir des portes. Parfois, tant qu’à donner un contrat, pourquoi ne pas le donner à quelqu’un que l’on a connu dans notre région! »

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