40 ans et un plan de relève en action

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Par Serge Tremblay
40 ans et un plan de relève en action
Les activité du centre de tri permettent de recycler et revaloriser 70 à 80 % des rebuts de construction. (Photo : Trium Médias - Serge Tremblay)

Excavation Dolbeau, qui devrait compléter son changement de nom vers Groupe Trixeco au cours des prochaines semaines, célèbre ses 40 ans d’activité. Et c’est avec un plan de relève bien en marche que l’entreprise affronte l’avenir.

Tomy Lamontagne et Pierre-Alain Fournier, dans la jeune vingtaine, ont amorcé un processus de relève afin de prendre le relais de Marc et Martin Lamontagne. Échelonné sur le long terme, ce plan de relève permet en outre de conserver le caractère familial de l’entreprise puisque Tomy est le fils de Marc.

« À l’origine, quand nous avions 19 ans, nous avions acheté une petite entreprise d’excavation qui est devenue Groupe Trixeco. Il s’agissait d’opérations complémentaires à Excavation Dolbeau et cela nous a permis de nous mettre dans le bain, d’apprendre à gérer une entreprise et à nous former en préparation à nous impliquer dans Excavation Dolbeau », raconte Tomy Lamontagne.

À l’image des activités de recyclage et de récupération de Groupe Trixeco, Tomy et Pierre-Alain tentent de prôner une vision écologique des opérations de l’entreprise.

« On souhaite être à la fine pointe. Nous avons réalisé des investissements dans notre machinerie pour réduire notre consommation de carburant. Nous tentons d’être à l’affut de tout ce qui se fait afin d’être les meilleurs dans notre domaine. On veut vraiment être un point tournant du recyclage pour la région à partir de Dolbeau-Mistassini. »

Centre de tri

D’ailleurs, l’équipe de Groupe Trixeco a des projets pour son centre de tri et son lieu d’enfouissement situés sur la 2e avenue. Ce site recueille des rebuts de construction en provenance du milieu commercial et revalorise une part importante des matériaux récoltés.

« Il n’y a que 20 à 30 % de ce que nous recevons qui est enfoui. Tout le reste est récupéré et revalorisé. Le bois est déchiqueté et utilisé dans la cogénération, par exemple. Nous comptons sur six travailleurs étrangers pour opérer le centre de tri. »

L’entreprise est en démarche depuis plusieurs années auprès du gouvernement afin de pouvoir agrandir son lieu d’enfouissement, mais elle a dû se heurter à des délais additionnels pendant la pandémie.

« On demeure en attente d’autorisation, mais ce serait vraiment un grand succès pour l’entreprise. Actuellement, on est forcé de transborder à Trois-Rivières une partie de ce que nous recevons, ce qui est loin d’être idéal. En agrandissant le site, on serait vraiment autonome ici même à Dolbeau-Mistassini. »

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