Économie locale : « On ne veut pas vivre une 3e crise du bleuet »

Économie locale : « On ne veut pas vivre une 3e crise du bleuet »

Dominic St-Pierre est le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Dolbeau-Mistassini

Crédit photo : Trium Médias - Serge Tremblay

La crise qui affecte l’industrie du bleuet a eu un impact important sur l’activité commerciale locale ces deux dernières années. Des solutions doivent être envisagées avant que l’impact ne se fasse trop sentir.

C’est ce qu’indique le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Dolbeau-Mistassini, Dominic St-Pierre, qui estime qu’il s’agit là de l’un des principaux défis à relever pour l’économie régionale.

« C’est la deuxième année consécutive où les prix dans l’industrie du bleuet sont très bas et on l’a ressenti dans nos commerces. Quand ça va bien dans le bleuet, les gars changent leur VTT, s’achètent un camion ou font des dépenses plus importantes pour leurs enfants à la rentrée des classes, mais là ce n’est pas le cas, on l’a bien ressenti. »

En fait Dominic St-Pierre souligne que les pertes liées aux difficultés de l’industrie du bleuet ont coûté une cinquantaine de millions dans le milieu.

« Une intervention gouvernementale va être nécessaire pour permettre à de nouveaux joueurs d’avoir accès à des contacts à l’international pour développer des marchés. Nous, on est prêt à faire les représentations qu’il faudra. On ne veut pas vivre une 3e crise du bleuet. »

Se rassembler

Malgré l’épineux dossier du bleuet, la Chambre de commerce et d’industrie de Dolbeau-Mistassini entrevoit un nouvel élan de collaboration en 2018. La vague de changement qui a amené de nouveaux visages en politique municipale est propice à établir de nouveaux dialogues, croit Dominic St-Pierre.

« On va se doter d’une table économique où on va asseoir des intervenants politiques, socio-économiques et touristiques. Notre objectif, c’est de tous aller dans le même sens afin de maximiser les retombées de nos activités sur le territoire. »

Dominic St-Pierre estime que les rassemblements populaires, comme le Festival des Brasseurs, le Festival du Bleuet ou encore la Boot Camp Race, ont prouvé avoir la cote dans le milieu.

« Il faut miser sur ce type de rassemblements populaires. Nous, comme commerçants, on doit voir comment on peut s’y greffer afin d’être le plus efficaces possible. C’est ce que cette table devrait nous aider à accomplir. »

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