Nicolas Lévesque choisit la région

Nicolas Lévesque choisit la région

CINÉMA. Le Saguenay—Lac-Saint-Jean tente de faire sa place de plus en plus dans le domaine du cinéma. Avec l’implantation du Bureau du Cinéma et la possibilité de faire la location d’équipements en région, les réalisateurs et cinéastes peuvent exprimer leur créativité. C’est le cas du Robervalvois Nicolas Lévesque, qui a décidé de demeurer en région afin de concrétiser ses rêves professionnels.

« La région à un potentiel cinématographique. Notre région est assez urbanisée, il y a des gens un peu partout sur le territoire. Nous avons également la chance d’avoir une diversité de paysages. De plus, comme nous sommes à la limite du moyen-Nord québécois, nous avons la possibilité de tourner des scènes dans des environnements qui reflètent bien les hivers rigoureux et les forêts denses. Cela nous permet de reproduire beaucoup de choses. Nous pouvons également trouver des lieux de tournage reflétant diverses époques. Plusieurs réalisateurs peuvent trouver l’inspiration dans notre région », mentionne Nicolas Lévesque.

Ce dernier s’intéresse particulièrement aux documentaires. Par la richesse de ces paysages, mais également grâce à la population locale, Nicolas Lévesque trouve l’inspiration : « Il y a beaucoup d’histoires qui peuvent s’écrire dans notre région. Nous n’avons qu’à penser à Jimmy Larouche ou Sébastien Pilote, qui ont tourné leurs films au Lac-Saint-Jean afin de comprendre que les artisans d’ici croient en ce potentiel. Je pense qu’il faut rester sensible à notre environnement. Des histoires, ils s’en déroulent partout, mais ce qui se déroule chez nous, nous influence, influence notre manière de vivre et influence nos idées. Il est donc normal que notre environnement nous intéresse », ajoute M. Lévesque.

Choisir la région

Aux dires de Nicolas, il y a beaucoup plus d’avantages à tourner en région. Par contre, les cinéastes qu’ils soient établis en milieu urbain ou en région éloignée vivent avec les mêmes défis : « Nous voulons tous arriver à faire une bonne histoire. À faire un bon film. À intéresser notre spectateur. À le divertir. Nous avons tous les mêmes défis. Notre plus gros inconvénient est peut-être de ne pas avoir de grand centre urbain afin de nous permettre de tourner la ville. Dans ce cas, Montréal est notre seule possibilité. Par contre, si j’écris une histoire qui se déroule dans un milieu rural, ce n’est pas les possibilités de lieux de tournages qui manquent », précise-t-il.

Un tournage en région c’est également une carte de visite exceptionnelle. Les résidents de la région en sont conscients : « En milieu urbain, les gens perçoivent les tournages comme un moyen de se faire de l’argent. Ici, en région, nous avons l’effet contraire. Les gens sont heureux de contribuer. Les gens sont conscients des retombées qu’une production peut avoir sur l’économie. De plus, le déploiement d’organisations comme la Bande Sonimage ou le Bureau du Cinéma sont des atouts majeurs pour le développement de ce créneau. En utilisant ces ressources et en permettant leur développement, cela permettra certainement de faire connaitre notre région comme une terre d’accueillante pour les artisans du cinéma », ajoute-t-il.

Vivre de son cinéma

« J’arrive à vivre de ce que j’aime faire. Je tourne beaucoup et je fais de la photographie également. J’ai parfois j’ai des contrats, des fois c’est du corporatif. J’ai du temps pour des documentaires, des projets d’auteurs, des projets plus personnels comme un court-métrage documentaire ou un livre de photographies. Il y a matière à plusieurs essais. Je me trouve chanceux de pouvoir vivre en région, grâce à cette grande variété de projets », souligne Nicolas Lévesque.

Nicolas Lévesque ne compte pas quitter la région. Devant tous les projets qui s’offrent à lui, il est en train de mettre sur pied la boîte de production « Canopée médias » avec quelques passionnés qui croient tout autant que lui qu’il est possible de réaliser des films et des projets en région.

Les voyages font partie de l’univers du cinéaste. Bien que la région soit inspirante, ce dernier continu de tourner des projets aux quatre coins de la province, mais également aux États-Unis et en Amérique du Sud : « Je reste ici avec mes trois enfants et ma conjointe, car nous sommes bien ici. Notre quotidien m’inspire, mais je dois également voyager afin de concrétiser certains projets à l’étranger. Par contre, j’aime revenir à la maison ou l’essentiel se trouve », conclut-il.

Il est donc possible de vivre de sa passion du cinéma en région. Nicolas Lévesque, ainsi que ces collègues vivent de leurs amours de la photographie, de la rédaction, du cinéma, bref de la création. Par leurs actions, ils offrent un reflet de la vie ici sur la scène nationale et même à l’internationale.—H.G.

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