La situation de l’ours blanc est préoccupante

La situation de l’ours blanc est préoccupante

CHANGEMENTS CLIMATIQUES. Animal phare au Zoo sauvage de Saint-Félicien, l’ours blanc fait face à un imposant problème en nature. Son habitat, la banquise, fond à vitesse grand V et laisse l’animal sans accès à sa principale source de nourriture, le phoque.

« Les populations vont probablement décroître de façon importante au cours des prochaines années. L’ours blanc est un carnivore et les spécialistes nous disent qu’il ne pourra pas vivre seulement avec des œufs d’oiseau et de petits mammifères. La situation n’est pas très encourageante », précise Christine Gagnon, biologiste et directrice de la conservation et de l’éducation au Zoo sauvage de Saint-Félicien.

Celle-ci précise qu’il reste grosso modo 20 000 individus au niveau mondial à l’heure actuelle, mais que la pression est très forte sur cette population. « Dans 50 ans, peut-être qu’il n’y en aura plus, ou peut-être qu’il y aura encore une petite population. C’est difficile de le prévoir », laisse-t-elle tomber.

Les changements climatiques, qui grugent rapidement la banquise, sont à la base de la problématique qui menace l’ours blanc. « Oui, il y a déjà eu des changements climatiques dans le passé, mais tellement sur le long terme que ça ne menaçait pas l’espèce. Aujourd’hui, le problème évolue rapidement et le régler exige une volonté politique. Chaque individu peut faire un petit quelque chose, mais on n’y arrivera pas sans une volonté politique à grande échelle », affirme Christine Gagnon.

Un projet de recherche sur l’ours blanc pour bientôt

À travers le monde, plusieurs zoos contribuent à l’avancement de la recherche scientifique. Le Zoo sauvage de Saint-Félicien collaborera très bientôt à un projet de recherche sur l’ours blanc.

« Nous n’avons pas de chercheur en demeure, mais on collabore tout de même avec des universités ou d’autres zoos. On va commencer bientôt un programme de recherche sur l’ours blanc et son rapport aux changements climatiques », explique Christine Gagnon, biologiste.

Cette étude se fera en collaboration avec l’Université de Guelph, en Ontario et s’attardera aux changements hormonaux qui apparaissent chez l’ours blanc en fonction des conditions climatiques extérieures.

Le Zoo sauvage de Saint-Félicien collabore également à une étude sur les aurores boréales menée par le professeur Martin Connors, de l’Université d’Athabasca. Celui-ci était d’ailleurs venu installer un appareil pour mesurer ce phénomène au cours du mois d’octobre dernier.

 

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