Un accueil favorable pour le film sur Maria Chapdelaine

Un accueil favorable pour le film sur Maria Chapdelaine

DOCUMENTAIRE. Quelque 200 personnes ont assisté à la première du documentaire de Jean-Claude Labrecque « Sur les traces de Maria Chapdelaine », présenté à la salle de spectacle de Dolbeau-Mistassini-Desjardins-Maria-Chapdelaine la semaine dernière. Le film a reçu de la part de l’assistance des commentaires élogieux entre autres pour son caractère historique et descriptif sur les hommes et les femmes qui ont façonné notre coin de pays.

Pour le réalisateur du film, Jean-Claude Labrecque, on se devait de présenter la première du film à la population de la MRC, puisque c’est ici que l’on a accueilli en 1934 l’équipe de tournage du film de Julien Divivier. « Nous avions un devoir de mémoire », a précisé le cinéaste, c’est pourquoi nous avons tourné sur les lieux mêmes du tournage de 1934 », a conclu Jean-Claude Labrecque.

Jean-Pierre Boivin

Pour le préfet de la MRC de Maria-Chapdelaine, qui demeure sur le Boulevard Maria-Chapdelaine à Péribonka et neveu d’Éva Bouchard qui serait l’inspiratrice de Louis Hémon pour le personnage de Maria Chapdelaine, le film a été reçu avec émotion, puisqu’on y parle beaucoup de sa famille.

« Le film est aussi un hommage aux hommes et aux femmes qui ont défriché le territoire », a précisé le préfet Jean-Pierre Boivin.

Yvon Dionne

Pour Yvon Dionne qui était avec sa sœur Fleurette et son frère Jacques, figurants dans le film de Julien Divivier, les membres de cette famille relatent la vie des gens comme défricheurs dans le documentaire.

« Le film est réaliste et nous fait revivre ce qu’était la vie dans le temps ». Yvon était en compagnie de Fleurette pour l’occasion. Jacques, véritable raconteur dans le film, est décédé entre le tournage et la projection de la première.

Gilles Boivin

Gilles Boivin, neveu d’Éva Bouchard, s’est dit agréablement surpris de voir comment Jean-Claude Labrecque a su incorporer les documents d’archives sur le tournage du film de 1934 dans une perspective historique sur la colonisation de la région. Gilles Boivin commente entre autres l’accueil qui fut réservé à Louis Hémon à Péribonka, et l’importance de sa tante Éva Bouchard dans la diffusion du roman et de la mise sur pied du Musée.

Gisèle Larouche

Pour Gisèle Larouche, la projection du documentaire fait réfléchir sur les souvenirs que l’on garde et que l’on perd sur les événements majeurs qui surviennent dans la vie d’une collectivité. « M. Labrecque sait nous faire découvrir l’importance de se souvenir pour ne pas oublier ceux et elles qui nous ont précédés », a commenté Gisèle Larouche.

Denis Trottier

Pour l’ex-député de Roberval et citoyen de Péribonka, Denis Trottier, le film de Jean-Claude Labrecque est un hommage aux gens d’ici, à leurs ancêtres, au même titre que Louis Hémon a su aimer ceux et celles qu’il a rencontrés lors de son séjour à Péribonka au début du siècle dernier.

« Jean-Claude Labrecque nous démontre l’importance de savoir qui on est, et d’où on vient pour connaître où on va », a déclaré Denis Trottier après avoir visionné Sur les traces de Maria Chapdelaine, où il est interviewé sur le rôle du roman, de Louis Hémon et de sa famille dans la petite histoire du film de Julien Duvivier.

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