Normandin sous les projecteurs du Festival de Cannes

Photo de Yohann Harvey Simard
Par Yohann Harvey Simard
Normandin sous les projecteurs du Festival de Cannes
Lost dans l’paradise plonge au cœur de la vie de jeunes de la Polyvalente de Normandin. (Photo : courtoisie)

Normandin – Le Festival de Cannes retient le court-métrage de Virgile Ratelle Lost dans l’paradise. Le film documentaire met en images la période de l’adolescence telle que vécue par un groupe de jeunes de Normandin.

« Je ne fais pas des films pour la gloire, mais c’est sûr qu’on espère toujours avoir une certaine reconnaissance. Mais de là à être diffusé à Cannes, je dois dire que c’est toute une surprise! », a exprimé le réalisateur de 29 ans, Virgile Ratelle.

Lost dans l’paradise prend place dans les contrées séparant Saint-Félicien et Dolbeau-Mistassini. D’une conversation typique de jeunes autour d’un feu, en passant par une ride de motoneige à Albanel et les répétitions d’un groupe de heavy metal, le film offre un regard honnête sur le quotidien d’un groupe de finissants de la Polyvalente de Normandin.

Selon Virgile Ratelle, la seule directive était qu’il n’y avait pas de directives.

« Mon objectif, c’était de faire un film que les jeunes vont regarder en se disant, « oui, c’est ça notre vie » ».

Mais pourquoi à Normandin?

Originaire de la Montérégie, pour Virgile Ratelle, il était primordial d’avoir une perspective dépouillée de toute idée préconçue à l’égard de son sujet.

« Ce que j’aime le plus, c’est de tourner dans une région qui n’est pas la mienne pour avoir un regard frais. Et ç’a été le cas quand je suis arrivé à Normandin. »

D’ailleurs, en cours de route, Virgile Ratelle a pu démystifier plusieurs préjugés.

« On dit souvent que les jeunes veulent partir, mais ce n’est pas le cas. Ce que j’ai pu constater, c’est l’amour que les jeunes ont pour leur région et la force des liens qui les unissent. »

Raconter par l’image

Bien que les jeunes y soient au premier plan, le film se distingue par la mise en valeur des paysages typiquement jeannois.

« Le fait de devoir tourner juste à l’extérieur à cause de la pandémie a finalement été un gros plus. On a pu filmer les jeunes dans leur véritable environnement, pas juste en quatre murs. »

C’est ainsi qu’en filigrane, se déploie notamment la dimension industrielle propre à la région.

« On a découvert l’immense visuel qu’offre l’usine Résolu de Saint-Félicien. C’est assez représentatif de la région, un peu comme la croix sur le Mont-Royal. Même que c’est en quelque sorte ce qui lie tout le film. »

Quoiqu’il ne soit pas encore possible de visionner Lost dans l’paradise , Virgile Ratelle affirme qu’il tiendra le public informé sur la page Facebook du même nom.

Les paysages nordiques du Lac-Saint-Jean font partie intégrante du court-métrage Lost dans l’paradise.
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