Maria Chapdelaine en grande première à Dolbeau-Mistassini

Photo de Serge Tremblay
Par Serge Tremblay
Maria Chapdelaine en grande première à Dolbeau-Mistassini
Le réalisateur Sébastien Pilote et la comédienne Sara Montpetit. (Photo : Trium Médias - Serge Tremblay)

C’est soir de grande première à Dolbeau-Mistassini, où Maria Chapdelaine, le plus récent film de Sébastien Pilote, est présenté à la Salle Desjardins-Maria-Chapdelaine en présence des comédiens et comédiennes.

Après avoir été retardé en raison de la pandémie, le film prendra officiellement l’affiche le 24 septembre dans les cinémas à travers le Québec. Mais c’est à Dolbeau-Mistassini que l’on a décidé de tenir la grande première, question de faire un clin d’oeil au territoire où a eu lieu le tournage.

« Je souhaitais présenter le film à l’automne. On avait un plan B par rapport à la pandémie, où on aurait profité d’être seul dans les salles sans les films américains. Là, il y a beaucoup de films américains qui vont sortir en même temps que nous, mais je pense que l’on a le bon cheval de bataille pour se battre contre eux », lance Sébastien Pilote, qui estimait important d’être présent dans la région pour présenter Maria Chapdelaine.

Celui-ci précise que son film traduit la réalité des colons d’une autre époque, un mode de vie loin du confort de la vie moderne.

« Il y a une certaine dureté, mais en même temps il y a une certaine douceur, je pense. Ces gens-là ne sont pas du genre à se plaindre. Je voulais montrer le côté aride de la terre, la dureté du travail, le dur labeur, c’était important pour moi de passer du temps là-dessus. Je voulais que le spectateur puisse faire une immersion dans l’espace-temps de l’époque. »

Sara Montpetit, qui incarne Maria Chapdelaine, se dit pour sa part excitée de voir la réaction du public.

« Je suis très impatiente! J’ai hâte que l’on donne le film au public. Une oeuvre comme ça est faite pour être partagée, que les gens se l’approprient. J’ai hâte de voir comment le public va réagir et comment il va interpréter cette histoire. »

Elle ajoute que c’est la première fois que le roman de Louis Hémon est porté au cinéma par un Saguenéen.

« Sébastien raconte sa propre histoire d’une certaine façon, sa propre vision des choses. Il est aussi resté très proche et très fidèle au livre. »

Le préfet Luc Simard se réjouissait quant à lui de l’implication de la MRC dans ce projet.

« Je pense que l’on a marqué un bon coup en s’impliquant. On a été critiqué, mais on en retirera une très belle visibilité pour notre territoire. »

 

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