Les Revenants reviennent de loin

Louis Potvin
Les Revenants reviennent de loin
Yvon Paré a écrit son dernier roman, il y a 40 ans, mais il n’avait pas osé le proposer à un éditeur. (Photo : courtoisie)

Le plus récent roman d’Yvon Paré dormait dans ses tiroirs depuis 40 ans. Les Revenants hantaient depuis des lustres l’auteur originaire de La Doré qui a décidé de le retravailler et de le publier.

L’idée du roman découle de la défaite référendaire de 1980. Cet échec pour bien des Québécois a poussé Yvon Paré dans un élan littéraire débridé et surréaliste. Il s’agit d’une quête identitaire, d’un rêve qui ne s’est pas concrétisé; devenir un pays.

« Le roman allait dans tous les sens. Je me suis vraiment laissé aller dans mon délire. J’avais pas loin de 1 000 pages et je me suis dit qu’aucun éditeur ne voudrait publier un tel ouvrage. Je l’ai donc laissé de côté », lance l’auteur d’une voix allumée.

L’histoire est celle d’un homme qui perd la mémoire après le résultat du référendum. Il se réveille seul avec un chat dans une maison du rang Saint-Joseph à La Doré. C’est un drôle de voisinage qui le ramène lentement à se rebâtir une identité.

Amant de la nature, le roman se déroule dans son village natal, mais également à Saint-Félicien, Normandin et Mashteuiatsh.

Le projet d’une vie

Bien installé avec sa conjointe sur le bord du lac Saint-Jean à regarder l’horizon, Yvon Paré pensait toujours vaguement à cet ouvrage touffu. Puis, après avoir lu un essai sur Victor-Lévy Beaulieu, le déclic s’est fait.

« Victor-Lévy Beaulieu affirmait que tout écrivain était obsédé par un de ses romans durant toute sa vie. Ça m’a parlé, c’était mon cas et ça m’a motivé et je me suis replongé dans ce roman. »

Yvon Paré a donc repris son manuscrit il y a trois ans et il a travaillé à le polir comme un orfèvre pour atteindre le rythme voulu.

« Je me suis amusé beaucoup en changeant le temps de la narration du présent au passé. J’ai même eu une version sans majuscule et ponctuation qui a failli rendre fou mon éditeur. »

Yvon Paré a toujours l’écriture qui lui coule dans les veines. Chaque matin, il passe deux heures à travailler les chroniques de son blogue. Puis, il passe un bon trois heures à travailler sur son roman.

L’importance du sport

En après-midi, place au sport qui occupe toujours une grande partie de sa vie.

Il pratique d’ailleurs le vélo, la course et le ski hors-piste, ce qui lui permet d’afficher une forme splendide à 75 ans.

« Le sport est bon pour stimuler mon écriture. Ça permet de faire le vide, mais aussi de stimuler mon imaginaire. J’atteins un juste équilibre. »

Les Revenants est le 16e livre de l’auteur. Il est publié par les éditions Pleine lune. Il est disponible en librairie depuis le 6 avril. Un lancement officiel aura lieu en ligne le 15 avril.  Pour plus détails, suivre la page Facebook de l’auteur.

 

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