Jean-Claude Labrecque se lance sur des traces vieilles de 80 ans

Jean-Claude Labrecque se lance sur des traces vieilles de 80 ans
Le cinéaste Jean-Claude Labrecque.

Le cinéaste Jean-Claude Labrecque est actuellement de passage dans la MRC de Maria-Chapdelaine, et plus particulièrement dans le secteur Péribonka, afin de tourner des images pour un essai documentaire. Provisoirement titrée « Quand j’étais Maria Chapdelaine », cette production de l’Office national du film propose de retourner sur les traces de la première adaptation cinématographique du roman de Louis Hémon, réalisée en 1934 par Julien Duvivier.

« À mon avis, c’est le plus intéressant des trois films qui ont été faits sur Maria Chapdelaine. Celui-là à quelque chose d’étonnant. Pour le public, même si des choses peuvent paraître drôles, reste que c’était la première fois que les Québécois se voyaient à l’écran », lance d’entrée de jeu Jean-Claude Labrecque.

Ce dernier concède qu’il porte un intérêt marqué pour l’œuvre de Duvivier, réalisée dans un contexte difficile dans les années 30. M. Labrecque se dit en outre fasciné par l’acte de courage de Duvivier et de son équipe d’être parti au nombre de 150 pour aller tourner à Péribonka.

Quant au film lui-même, Jean-Claude Labrecque le trouve authentique malgré le fait que les comédiens tentent d’imiter les Canadiens français. « Il y a une grande humanité qui en ressort, une grande simplicité aussi. Les comédiens sont très authentiques, malgré les séquences qui peuvent paraître drôles aujourd’hui », souligne le cinéaste.

Avec cet essai documentaire, Jean-Claude Labrecque veut revisiter l’œuvre originale en se rendant sur des lieux de tournage et en montrant des documents d’époque à l’écran. « Le défi est très grand, ça fait tout de même 80 ans que le film a été fait. À ma grande surprise, on a trouvé du matériel de tournage, dont deux bobines de 100 mm », commente-t-il, ajoutant que le Musée Louis-Hémon et des gens du milieu ont également offert des photos et raconté des anecdotes concernant le tournage.

Après plusieurs jours de repérage, Jean-Claude Labrecque et son équipe ont débuté le tournage samedi dernier et devraient être à l’œuvre jusqu’au 4 août. L’équipe mise sur pied par Jean-Claude Labrecque comprend en outre plusieurs membres originaires de la région. « Les gens d’ici connaissent la place, ils savent où trouver un bel endroit où les images ont une forme d’âme », a souligné Jean-Claude Labrecque. —S.T.

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