Main-d’oeuvre étrangère : Nutrableu jongle avec plusieurs scénarios

Denis Hudon
Main-d’oeuvre étrangère : Nutrableu jongle avec plusieurs scénarios
(Photo : courtoisie)

L’entreprise normandinoise Nutrableu, qui prévoyait engager quelque 72 travailleurs étrangers pour sa prochaine saison, devra réviser ses plans en raison de l’incertitude qui plane toujours à ce jour avec le confinement.

« Nous sommes en grande réflexion présentement, mais on ne connait pas l’avenir. Pour le moment, on doit continuellement analyser l’évolution de la COVID-19 et les consignes gouvernementales », dit l’un des copropriétaires, Martin Villeneuve.

Chez Nutrableu, on prend le coronavirus très au sérieux. La santé des travailleurs et la santé publique sont au sommet de la liste de priorités de ses propriétaires.

« Avant l’arrivée de la pandémie, on avait anticipé l’engagement de 72 travailleurs en provenance de l’étranger pour cet été. Nous en avions 66 la dernière année. On a besoin de ces travailleurs immigrants pour combler le manque de main-d’œuvre », explique Martin Villeneuve.

Considérant la situation actuelle de la crise sanitaire, Martin Villeneuve et ses associés jonglent avec plusieurs scénarios.

« D’une manière ou d’une autre, c’est certain qu’on ne pourra pas faire venir le nombre de travailleurs étrangers que l’on souhaitait. Et ça, c’est si on a accès à cette main-d’œuvre cette année. Les règles de distanciation sociale devront être scrupuleusement appliquées et cela va se traduire par moins de travailleurs pour assurer la sécurité de tout le monde, en hébergement, en usine comme dans les champs ».

Tout un défi

Nutrableu a son propre modèle d’affaires depuis une quinzaine d’années et sait bien qu’il est impossible aujourd’hui de combler ses besoins avec une main-d’œuvre 100% locale

« On ne règle pas un problème comme celui-là avec la pensée magique », poursuit Martin Villeneuve.

Il y a tout de même de l’espoir, estime celui-ci. Il dit apprécier les mesures financières et de santé publique mises en place par les gouvernements en prévision de l’arrivée de travailleurs étrangers temporaires.

« On a encore un peu de temps devant nous avant que ne débute la saison des récoltes. On regarde plusieurs scénarios et on décidera de la meilleure voie à suivre pour la pérennité de l’entreprise et la sécurité de tout le monde », assure Martin Villeneuve.

Il rappelle en terminant que même si cette crise est du jamais vu, son entreprise a toujours su se relever dans l’épreuve et qu’elle en sortira que plus grande.

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