Avancement de la médecine en 50 ans : «Il n’y a pas l’ombre d’une comparaison!»

Avancement de la médecine en 50 ans : «Il n’y a pas l’ombre d’une comparaison!»

En 50 ans de carrière, le Dr Réal Dallaire a été témoin des grandes avancées de la médecine. (Photo Trium Médias - Serge Tremblay)

En cinquante ans de pratique, le Dr Réal Dallaire a vu évoluer la médecine à vitesse grand V. C’est vrai, dans la façon dont on la pratique, autant que dans ses progrès technologiques.

«Il n’y a pas l’ombre d’une comparaison avec ce que c’était! La médecine c’est d’abord une science et un peu un art. Il y a 50 ans, c’était davantage un art, avec un peu de connaissance. Aujourd’hui, la médecine fait de petits miracles et c’est une science extrêmement vaste.»

Pas surprenant, dans ce cas, qu’il faille constamment se maintenir à jour. À cet égard, le Dr Dallaire affirme qu’il a lu sur la médecine, en moyenne deux heures par jour, pendant la majeure partie de sa carrière.

«Même à la retraite, je ne sais pas si je vais arrêter de lire sur la médecine. Je vais surement lire autre chose, mais je ne crois pas que pourrai m’en passer. C’est tellement passionnant!»

L’appui des pairs

Pour se maintenir à flot avec l’évolution de la pratique, le Dr Dallaire croit que la meilleure façon de faire est d’être à l’hôpital, avec ses pairs.

C’est ce qui l’a poussé à être présent à l’hôpital pendant 44 ans, alors que la majorité des médecins cessent de faire de l’hôpital, après 20 ou 25 ans.

«Je trouvais cela extrêmement important. Je ne concevais pas la médecine sans l’encadrement de mes pairs, sans le partage de connaissances et d’opinions. C’est ce qui rend la pratique très stimulante. Je croyais que je prendrais ma retraite après avoir cessé l’hôpital, mais j’ai continué encore quelques années.»

Moins individualiste

Chose certaine, les médecins sont moins individualistes qu’ils ne l’étaient autrefois, croit le Dr Dallaire.

«Il y a 30 ou 40 ans, les médecins étaient très individualistes. C’était chacun ses patients. Aujourd’hui, ça s’est métamorphosé avec la création de groupes, où les médecins voient les patients de tout le groupe.»

Cette façon de faire a contribué à donner une meilleure qualité de vie aux médecins, qui n’ont plus à suivre chaque patient individuellement, peu importe les circonstances. Il n’y a pas que de bons côtés, cependant.

«La continuité des soins en prend pour son rhume. Ce n’est pas comme quand c’est le même médecin qui te suis à toutes les étapes…»

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