Chroniques

Temps de lecture : 1 min 48 s

Comment tu gères ta visite?

Le 16 octobre 2025 — Modifié à 08 h 15 min
Par Alexandra Gilbert-Boutros

Laisses-tu entrer tout le monde dans ta maison?

Je suis accueillante et ça me fait plaisir de recevoir, il y a toutefois des strates. Il y en a qui restent derrière la porte d’entrée, on se parle via la porte ouverte, et ils repartent.

D’autres peuvent entrer et prendre un repas ou un verre à la cuisine ou sur la terrasse.

Rares sont ceux qui montent à l’étage, et encore plus rares sont ceux qui entrent dans ma chambre à coucher (on les salue?).

Je ne peux pas recevoir trop de personnes à souper, ni trop de personnes au pas de ma porte sans me sentir agressée. Une personne qui devient violente ou qui m’attaque dans mes valeurs peut se voir reléguée à une strate inférieure, je peux même décider qu’elle n’entrera plus jamais chez moi. Si elle menace mon intégrité physique, je peux appeler la police pour me défendre.

Ma maison, ma bulle, chez moi, je décide qui entre où et quand.

Si une personne complètement démolie cogne à ma porte, je vais ouvrir aussi. Si cent personnes sont à ma porte en situation de détresse, je vais avoir besoin de m’organiser un peu parce que je ne peux pas seule, répondre adéquatement, même si j’aimerais profondément ça.

Ensuite, il y a les travaux, si j’ai besoin d’aide, entre! Si mon plafond coule, que mes murs s’effritent et qu’il vente froid dans la maison, je n’ai pas assez de mes deux bras pour réparer, entre, viens m’aider.

Si tu entres et que tu commences à me dire que mes murs ne sont pas de la bonne couleur, ou que mes enfants sont mal élevés, je vais tenter de t’expliquer, je vais te parler. Si tu commences à repeinturer mes murs, ou éduquer mes enfants à ta guise, je vais te demander de quitter.

Est-ce que je deviens une mauvaise personne parce que je mets des limites? Une mauvaise mère parce que je dis non à une demande irraisonnable? Ma capacité d’accueil, je la connais, la limite de mes valeurs et de ce que j’accepte dans mon domicile, je les connais, de mettre un frein quand ça dépasse, ce n’est pas méchant, c’est me respecter.

Entre, sens-toi à l’aise, dépose ta valise, j’te prépare un lit dans ma chambre d’ami, j’vais te faire à déjeuner demain, puis tu pourras te faire des toasts le matin suivant. On va bien manger, bien rire et parler vrai, on va réparer les murs craqués aussi, si tu veux.  

Je parle d’immigration, on l’aura compris? Ça parait simpliste, ce ne l’est pas, comment tu gères ta visite?

 

 

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