Chroniques

Temps de lecture : 2 min 15 s

Cette année, c’est personnel!

Le 12 septembre 2024 — Modifié à 08 h 00 min
Par Mark Dickey

Depuis 12 ans déjà, j’organise une marche contre le cancer.  Le format a quelque peu changé au fils du temps, des ajustements y ont été apportés, de précieux bénévoles sont partis, d’autres ont pris la relève, mais l’ultime but n’a pas changé, aider des organismes locaux qui luttent à leur façon contre le cancer.

Année après année, j’ai toujours réussi à marcher le 42 km. Je l’ai fait pour la plupart des éditions avec un solide surpoids. Ça ne s’appelle pas par la petite randonnée du GROS Dickey pour rien !!

L’an passé, j’ai "pogné" le mur. Après 18 km, je n’avais plus de chien, plus de « guts », plus rien ! Entre la tristesse et la frustration, j’ai dû arrêter ! Moi qui suis le premier à dire que personne n’est obligé de faire le 42 km au complet et que l’important, c’est de venir marcher, qu’importe la distance, je m’en voulais de ne pas avoir été capable de finir. Était-ce de l’orgueil mal placé ? Assurément. Est-ce que je me suis senti piqué au vif ? Absolument ! 

Quand ton médecin t’appelle 8 semaines avant la 11e édition et que la conversation commence par monsieur Dickey, suivi d’une longue hésitation et un « je n’ai pas de bonne nouvelle ». Quand le diagnostic tombe, un diagnostic qui me fait toujours aussi mal à écrire « Arthrose sévère du genou et déchirure du ménisque ».

À 48 ans, j’étais trop jeune pour avoir un nouveau genou, j’avais fait ce que je pensais être le mieux avec une infiltration et l’inactivité, mais force est d’admettre que je n’avais pas la bonne méthode. Au-delà du défi sportif, nous avons réussi à amasser 91 000$ pour 6 organismes de la région et c’est ça l’essentiel.

Une semaine après la marche, encore déçu de ma contre-performance, j’ai décidé de me donner une chance. Il y avait assurément quelque chose d’autre à faire, c’est alors que je décidais d’appeler un kinésiologue. Bien que je n’étais plus capable de me pencher en position du receveur de baseball, celui-ci semblait confiant.

Les premiers mois furent légèrement pénibles, mais presque un an plus tard, tout va bien. Trop bien ! J’ai perdu 80 livres et j’ai l’impression de voler quand je marche. Je peux vous jurer que j’ai le 42 km dans la mire et je peux affirmer que demander de l’aide fut mon meilleur coup depuis longtemps. Tel un Rocky Balboba dans son 3e film, j’ai retrouvé l’œil du tigre.

Il y a beaucoup plus que le défi sportif et de ma remise en forme. Dans le fond, l’important, c’est de pouvoir compter sur votre présence pour la 12e édition. Le départ aura lieu le 5 octobre dès 8h dans la cour du Foyer des loisirs d’Arvida. Nous nous plaisons à dire que l’entièreté des sommes amassées sera remise à 6 organismes régionaux que voici : Cancer Saguenay, Palli-aide, Clown thérapeutique Saguenay, Maison de soins palliatifs de Saguenay, Fondation de ma vie et Fondation santé Jonquière. Chacun d’entre eux lutte à leur façon contre le cancer. La marche est gratuite en retour d’un don volontaire. Pour s’inscrire, créer sa campagne ou simplement faire un don, rendez-vous au www.fondationdickey.com

Moi et mon œil du tigre vous attendons.

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