Actualités

Temps de lecture : 1 min 42 s

Les entreprises du milieu durement affectées par la fin du PEQ

IGA Lamontagne & Fille pourrait fermer des départements

Le 12 février 2026 — Modifié à 08 h 00 min
Par Jean Tremblay - Journaliste

À l’instar de nombreuses entreprises québécoises, le marché d’alimentation IGA Lamontagne & Fille subit de plein fouet les répercussions liées à la fin du Programme de l'expérience québécoise (PEQ), un programme qui permettait de pallier le manque de main-d’œuvre par l’embauche de travailleurs venus de l’étranger. Cette situation pourrait contraindre l’entreprise de Saint-Félicien à fermer certains départements.

Les copropriétaires du commerce, Yvon Lamontagne et sa fille Marie-Ève Lamontagne, interpellent les gouvernements du Québec et du Canada afin qu’une discussion commune s’amorce rapidement pour éviter des conséquences jugées majeures.

Situation de plus en plus précaire

« Quatre de nos travailleurs étrangers attendent toujours leur résidence permanente. Trois autres demeurent sans réponse et un dernier possède uniquement un statut d’invité », explique Marie-Ève Lamontagne. Selon elle, l’incertitude pousse certains travailleurs à envisager un départ vers d’autres provinces.

« L’été dernier, une employée a quitté pour le Nouveau-Brunswick, où le calcul du nombre autorisé de travailleurs étrangers demeure plus souple. Dans certaines provinces, le maintien en poste de ces travailleurs semble nettement plus accessible », précise-t-elle.

À cette réalité s’ajoute la réduction du nombre de travailleurs étrangers permis au sein d’une même entreprise. « Avec le changement d’orientation du gouvernement fédéral, le seuil est passé de 20 % à 10 % », souligne Yvon Lamontagne.

Avant cette modification, plusieurs postes spécialisés comme les pâtissiers, cuisiniers, bouchers ou poissonniers échappaient à cette limite. Désormais, ces travailleurs doivent s’inscrire dans le calcul global.

« J’avais droit à 14 employés étrangers à temps plein. Sans ajustement des règles, sept d’entre eux perdront leur emploi », indique-t-il. Par ailleurs, le renouvellement des permis de travail, auparavant valide pour deux ou trois ans, s’effectue maintenant sur une base annuelle, ce qui complique davantage la planification des opérations.

Des fermetures envisagées

L’avenir du prêt-à-manger, de la poissonnerie, de la boulangerie et de la boucherie demeure incertain. À la poissonnerie, un seul employé issu de l’immigration assure actuellement les opérations. Une réalité semblable prévaut à la boulangerie, où deux décoratrices étrangères occupent des postes clés.

Peu de soutien pour les nouveaux arrivants

La situation financière de ces travailleurs demeure également préoccupante. Durant les deux premières années passées au Québec, l’accès aux programmes de soutien demeure extrêmement limité.

« Leur admissibilité se limite essentiellement à la RAMQ. Aucun accès aux crédits d’impôt pour enfants à charge, entre autres. Lorsqu’un travailleur arrive ici, l’entreprise doit prendre le relais », mentionne Yvon Lamontagne, qui a dû acheter une maison et louer deux logements de type 5 ½ afin de loger ses employés.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 11h00

Québec amorce le retrait de ses barrages vieillissants

Le gouvernement du Québec a entrepris, depuis hier, un processus de retrait progressif de ses barrages vieillissants et jugés non essentiels dans le but de revitaliser certains cours d’eau et de favoriser leur retour à un état naturel. Selon le cabinet de la ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune ...

Publié hier à 10h25

Guide d’aventure : le « couteau suisse » de l’expédition

Connaître son territoire, préparer un campement ou encore partir en expédition en kayak, voici des tâches que les guides d’aventure effectuent au quotidien. Ce métier unique au Québec transforme les activités touristiques en expériences uniques en plus de les rendre davantage sécuritaires. « Le guide est au cœur de l’expérience : il assure ...

Publié hier à 10h00

Marie-Berthe Bradette célèbre ses 103 ans avec une vie active et sans excès

Résidente du Centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) de Saint-Félicien, Marie-Berthe Bradette a célébré son 103e anniversaire le 18 juin dernier. Née à Val-Jalbert le 18 juin 1923, elle pourrait bien être, selon sa famille, la dernière personne encore vivante, originaire de l'ancien village industriel dont l’usine a fermé en ...

Abonnez-vous à nos infolettres

CONSULTEZ NOS ARCHIVES