Violence conjugale: les demandes d’aide explosent

Denis Hudon
Violence conjugale: les demandes d’aide explosent
Les demandes d’aide de femmes victimes de violence conjugale ont aussi explosé sur le territoire de la MRC Maria-Chapdelaine au cours des douze derniers mois. (Photo : Trium Médias - Archives)

Le nombre de demandes d’aide à la maison d’hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale Halte Secours, sur le territoire Maria-Chapdelaine, a plus que doublé au cours des douze derniers mois.

« Il y a une explosion de demandes à nos services externes et la pandémie n’a fait qu’aggraver la situation. On sent très bien une dégradation de la santé physique et psychologique chez ces femmes », dit la directrice à Halte Secours, Judith Cantin.

En comparaison avec les autres années, l’intervenante aux services externes a fait approximativement 250 interventions de plus pour répondre à la demande. Et c’est sans compter le nombre d’appels téléphoniques qui lui aussi est en augmentation. L’intervenante est débordée à un point tel qu’elle ne fait plus que ça et a dû confier certaines de ses tâches connexes à une autre personne.

Les services externes comprennent notamment des rencontres individuelles pour les femmes non hébergées, un suivi de groupe en dévictimisation, des rencontres thématiques, de la sensibilisation et de la promotion des services auprès de la population ainsi que du soutien auprès des proches des victimes.

Plus isolées que jamais

Judith Cantin constate que la pandémie et surtout le confinement ont contribué à isoler encore davantage les femmes victimes de violence.

La maison Halte Secours dispose de huit places en hébergement, mais avec la pandémie et les règles sanitaires exceptionnelles, elle ne peut en accueillir autant.

« Heureusement, toutes les maisons d’hébergement pour les femmes victimes de violence de la région s’entraident. »

Halte Secours a elle aussi bénéficié d’une aide gouvernementale pour consolider ses services en temps de pandémie.

« Il y a plus de cas de violence conjugale et on voit aussi plus d’événements graves, justement parce que les femmes sont plus isolées encore avec la pandémie. »

Le message que veut laisser la directrice aux femmes victimes de violence, c’est de ne pas hésiter à contacter les services de la maison Halte Secours qui sont ouverts 24h sur 24 et sept jours sur sept.

L’équipe compte sur une équipe d’une vingtaine de personnes dont deux intervenantes jeunesse et une intervenante externe.

 

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