Véritable « workaholic » : Dominique Genest a pilé sur son égo et décidé de ralentir

Denis Hudon
Véritable « workaholic » : Dominique Genest a pilé sur son égo et décidé de ralentir

Prendre un virage à 180 degrés et décider de ralentir son rythme de vie pour être mieux dans sa peau et donc plus heureux, il faut non seulement une dose de courage, mais aussi une bonne dose d’humilité. C’est ce qu’a fait, à la surprise de plus d’un, le directeur général de la Chocolaterie des Pères Trappistes, Dominique Genest.

« C’est inévitablement vers un mur que je m’en allais, si je ne changeais pas des choses dans ma vie », lance-t-il en entrevue.

Celui-ci s’est exprimé sur sa page Facebook, un témoignage empreint d’une grande sincérité et d’introspection. Celui qui délaisse son poste de directeur général de la Chocolaterie des pères Trappistes pour se consacrer principalement au développement des affaires, annonce ouvertement qu’il a décidé de ralentir sans pour autant négliger ses responsabilités professionnelles. Il concilie beaucoup mieux aujourd’hui travail-famille.

« Il fallait juste que je retrouve un équilibre pour me sentir mieux et plus heureux. En me sentant mieux avec moi-même, je crois que ça fait du bien aussi aux gens autour de moi. »

Après avoir vécu une séparation, vu des employés quitter le navire, Dominique Genest a entrepris une réflexion profonde sur lui-même. Sa formation à l’École d’entrepreneurship de Beauce en 2017 et 2018 lui a permis aussi de rencontrer des leaders qui l’ont beaucoup inspiré.

Mettre son égo de côté

« Je roule à pleine vitesse depuis que j’ai 18 ans. Je suis fait comme ça, j’ai de l’énergie et je suis un passionné. À un moment donné, on s’aperçoit que la vie passe, mais sans vraiment la voir », dit celui qui est toujours copropriétaire de la Chocolaterie avec les Pères.

Reconnaître qu’on est passé peut-être à côté de l’essentiel parce qu’on ne prenait pas le temps de s’arrêter un moment ou encore de ralentir un peu, ç’a été dur pour l’égo, admet le principal intéressé.

Dominique Genest a été diagnostiqué TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité), en 2019.

« En quelque part, la pandémie m’a sauvé. La pause forcée par le confinement a eu pour effet d’avoir du temps pour réfléchir. »

Au lieu de faire des semaines de 60 heures et plus, il réussit à accomplir ses tâches en 35 ou 40 heures. Pour cela, il lui a fallu choisir ses batailles et lâcher prise.

« J’ai décidé ça… de ralentir. J’ai aussi presque compris qu’aller vite, ça ne va pas si vite que ça finalement. »

Il se dit fier aujourd’hui du chemin parcouru et aussi de ce qu’est devenu la Chocolaterie.

« J’essaie de m’aimer quand je réussis et aussi quand je ne réussis pas. Ce n’est pas toujours facile de ralentir quand on a comme moi de l’énergie à revendre. Je me sens beaucoup mieux aujourd’hui », conclut Dominique Genest.

 

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