Une surveillance accrue de nos rivières

Une surveillance accrue de nos rivières
Vol récent au-dessus de la rivière Mistassini

CRUE PRINTANIÈRE. Les prochains jours pourraient être déterminants quant au comportement des principales rivières dans le Haut du lac-Saint-Jean en cette période de crue des eaux. Une surveillance accrue est de mise, surtout avec les précipitations prévues cette semaine et aussi en fin de semaine.

La situation était au beau fixe en début de semaine. Les membres du comité de débordement des eaux de la MRC Maria-Chapdelaine suivent toutefois attentivement l’évolution de la situation.

Le comité est particulièrement actif depuis avril et surveille l’état des cours d’eau à partir des différentes stations sur le terrain, comme c’est le cas chaque année. 

L’abondance de neige cet hiver est un facteur à considérer, selon François Potvin du comité de débordement. La bonne nouvelle, c’est que les nuits sont plutôt fraîches.

« C’est lorsque différents facteurs sont combinés où ça peut devenir critique. Par exemple, si les précipitations sont fréquentes et abondantes et que la chaleur se met de la partie, là, ça peut venir compliquer les choses. Pour le moment, la situation est tout ce qu’il y a de plus normal. Mais on ne sait jamais ce que Dame nature nous réserve », dit François Potvin.

La rivière Mistassini a un débit qui se situe dans la normale. En date de jeudi, le débit avait dépassé les 900 mètres cubes à la seconde, comparativement à 1910 m³/s en 1999, 1440 m³/s l’an dernier et 1550 m³/s en 2011, année des inondations au chemin des Eaux vives, dans le secteur d’Albanel. On est bien loin aussi du record de 2230 m³/s enregistré en 2014. En 2011, ce sont les embâcles qui avaient causés les inondations dans les secteurs où les chalets étaient construits en basse-terre. La rivière Mistassibi fait aussi l’objet d’une surveillance dans notre secteur.

Vu des airs

Aviateur de loisir depuis de nombreuses années, Paul-André Trottier survole quasi quotidiennement plusieurs de nos rivières à bord de son Cessna 150.

Selon sa vaste expérience, rien n’annonce en ce moment une répétition de près ou de loin des inondations historiques de 2011 dans les secteurs de l’Île aux Trembles sur l’Ashuapmushuan et des Eaux vives sur la Mistassini. Son plus récent vol au-dessus de ces deux rivières ne révélait  rien de suspect, à une exception près.

« Les îles au sud des Eaux vives sur la Mistassini montrent de la glace encore très blanche. C’est là ma seule inquiétude pour le moment, Mais ça peut aussi bien se tasser et tout rentrer dans l’ordre », conclut le pilote de brousse.

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