Un départ en dents de scie pour la saison de motoneige

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Par Serge Tremblay
Un départ en dents de scie pour la saison de motoneige
(Photo : Parc régional des Grandes-Rivières du lac Saint-Jean – Sophie Lavoie)

La neige qui est tombée en début de semaine dernière devrait permettre d’enfin lancer une saison de motoneige dont le départ a été en dents de scie. Depuis le début de l’hiver, les clubs de motoneigistes doivent se montrer patients et faire avec des conditions qui sont loin d’être optimales.

« On a dû attendre après la neige et la température n’a pas été très froide avec le redoux. On n’a pas eu le choix de commencer tranquillement notre saison. On a fait ce qu’on a pu, mais ce n’est pas nous qui faisons le plus pitié. Tous nos sentiers sont ouverts et il y a plusieurs clubs dans une position pas mal pire que la nôtre », souligne d’entrée de jeu la présidente du Club de motoneigistes de Dolbeau-Mistassini, Marie Bérubé.

Ce début de saison au ralenti s’est fait sentir sur le membership. À ce stade-ci de l’année, le Club a généralement bon nombre de droits journaliers de vendus et ses effectifs sont un peu plus élevés chez les membres réguliers.

« L’économie est aussi difficile. Faire de la motoneige est un luxe. Quand tu dois faire des choix, tu manges avant de faire de la motoneige! Malgré tout, je m’attends à revoir plusieurs motoneigistes qui attendaient simplement que la saison offre de meilleures conditions. »

De son côté, le président du Club de motoneigistes Coursier des neiges GÉANT, Denis Bernier, a vu son membership se maintenir malgré ce lent début de saison. La neige qui est tombée en début de semaine dernière était toutefois la bienvenue.

« C’est une bordée de neige qui arrive à point! Le départ de la saison a pris du retard, mais ça va quand même bien chez nous. Là où on a eu des difficultés, c’est pour ouvrir une section située dans une savane. On a eu de l’aide du Club de Dolbeau-Mistassini qui est venu avec sa surfaceuse, car nous ne pouvions pas y aller avec notre machinerie trop lourde. »

Des impacts

La neige plutôt rare et les contrecoups du redoux ont en effet eu des impacts importants pour l’ouverture et l’entretien des sentiers. Sur le territoire couvert par le Club de Dolbeau-Mistassini, on a dû se contenter d’un affichage temporaire jusqu’à maintenant.

« Ce n’est pas l’idéal, on a mis une signalisation temporaire aux endroits importants. Il aurait fallu pelleter des monticules de neiges pour installer notre signalisation, ça aurait été très fastidieux. En plus, on a deux nouveaux opérateurs, alors la signalisation aurait aidé, mais on n’avait pas le choix. »

Les opérateurs de surfaceuse sont d’ailleurs en train de devenir une denrée aussi rare que névralgique pour les clubs. Marie Bérubé se considère chanceuse d’avoir pu trouver deux opérateurs à temps pour son début de saison.

« Ça prend un profil particulier. Ce sont des gens qui acceptent de passer leurs fins de semaine sur la surfaceuse. J’accompagne mes nouveaux opérateurs en motoneige pour leur montrer les sentiers et leur faire connaitre les particularités de certains secteurs. Ils peuvent me rejoindre en plein milieu de la nuit s’ils ont besoin, c’est une question de sécurité. »

Pour sa part, Denis Bernier a la chance de compter sur une main-d’œuvre stable pour opérer les surfaceuses, ce dont il se réjouit.

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