Trois générations de producteurs ovins à Saint-Augustin

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Par Serge Tremblay
Trois générations de producteurs ovins à Saint-Augustin
Jimmy Lapointe et son neveu Marc-André forment respectivement la 2e et 3e génération de producteurs ovins à la Ferme Lapointe de Saint-Augustin. (Photo : Trium Médias - Serge Tremblay)

C’est un fait qui passe sous le radar, mais la municipalité de Saint-Augustin compte chez elle l’une des plus grosses fermes ovines (mouton) au Québec. La Ferme Lapointe est active dans la production ovine depuis trois générations.

C’est au milieu des années 70 que Philippe Lapointe s’est lancé dans le monde de la production ovine.

« À l’époque, mon épouse ne voulait pas avoir de vaches, alors j’avais décidé d’avoir quelques moutons. L’objectif était de démarrer une petite fermette, mais ç’a grossi vraiment rapidement! », se remémore Philippe Lapointe.

Son fils Jimmy est entré dans l’actionnariat de l’entreprise familiale en 1995, puis, en 2016, Marc-André, le petit-fils de Philippe et neveu de Jimmy, a joint les rangs de la Ferme Lapointe.

« Aujourd’hui, nous avons autour de 1 500 têtes, soit environ 700 à 750 brebis, autant d’agneaux et quelques béliers. Nous avons quatre sites de production d’environ 8 000 pieds carrés chacun », explique Jimmy Lapointe.

L’entreprise comptait quelque 3 000 têtes au tournant des années 2010, mais la difficulté de trouver de la main-d’œuvre a incité les Lapointe à revoir à la baisse la taille de leur troupeau.

« Je n’étais pas là à l’époque, mais je crois que ç’a été une très bonne décision. Cela nous a permis de réduire nos coûts dans un contexte de main-d’œuvre difficile et d’être beaucoup plus efficaces. Sur le long terme, c’était une bonne décision », affirme Marc-André.

La Ferme Lapointe compte un troupeau de 1 500 têtes, ce qui en fait un producteur tout de même majeur sur la scène québécoise.

Produits

Qui dit mouton, dit laine. Pourtant, la laine n’a que très peu de valeur. On doit évidemment tondre les bêtes pour une question de salubrité et de bien-être animal, mais ce n’est définitivement pas le produit phare de l’entreprise.

« La valeur de la laine ne paye même pas la personne que l’on embauche pour faire le travail! Je pourrais le faire moi-même, mais je ne suis pas assez rapide alors ça demanderait trop de temps. C’est plus simple de le faire faire à contrat », souligne Marc-André Lapointe.

C’est plutôt la production d’agneau du Québec destiné au marché de l’alimentation qui constitue le fer de lance des activités de la Ferme Lapointe, du moins en ce qui regarde son secteur ovin, puisque l’entreprise exploite aussi des vaches à bœuf et une production forestière.

« L’agneau est une viande qui a un goût un peu plus fort, ça plaît généralement aux gens qui aiment la viande de bois. Ce n’est vraiment pas un aussi gros marché que le bœuf, mais je pense que c’est une viande qui gagne à être connue. »

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