Touchée de plein fouet par la pandémie : La Soupe populaire reprend lentement sa vitesse de croisière

Denis Hudon
Touchée de plein fouet par la pandémie : La Soupe populaire reprend lentement sa vitesse de croisière

La Soupe populaire de chez nous a connu une baisse du nombre de bénéficiaires au cours de la pandémie. Les mesures sanitaires décrétées par la santé publique sont venues passablement chambarder les façons de faire, surtout au début de la crise COVID-19. Et la Prestation canadienne d’urgence (PCU) a eu une conséquence directe sur la clientèle qui a chuté de presque la moitié.

Le nombre d’habitués est passé d’une cinquantaine à environ 25 bénéficiaires par jour. Certains craignaient de contracter le virus. Un cas de COVID-19 a été signalé chez un bénéficiaire à l’automne 2019. Il a aussitôt été mis en quarantaine. La clientèle revient peu à peu depuis quelques semaines.

Avec la distanciation sociale et les mesures sanitaires, le nombre de places à la salle à manger a été réduit de 40 à 25.

« Il a fallu revoir beaucoup de choses avec la pandémie. On a installé des séparateurs en plexiglas aux tables, il y a maintenant un gardien qui prend le registre des entrées et qui s’assure que chaque bénéficiaire se lave les mains, en plus d’une personne pour les accueillir. Le port du masque est obligatoire tant pour le personnel que pour les bénéficiaires. Tout notre personnel bénévole a été vacciné et je dirais que les bénéficiaires le sont aussi à 98 % », dit Francis Benham, directrice générale de la Soupe populaire de chez nous.

Des bénévoles fidèles au poste

Lorsque la pandémie est arrivée, tout le Québec a été mis sur pause (confinement), y compris la Soupe populaire qui est restée fermée quelques mois. L’été, la maison est de toute façon fermée et c’est le cas aussi pour la période des Fêtes. Elle sera fermée cette année à partir du 17 décembre et rouvrira à compter du mardi 4 janvier.

Alors que les entreprises et les organismes ont de la difficulté à recruter de la main-d’œuvre et des bénévoles, la Soupe populaire de chez nous s’en tire très bien. L’organisation touche du bois, elle compte une trentaine de bénévoles qui assurent les services cinq jours par semaine, dont une quinzaine aux cuisines chaque semaine.

« Le plus extraordinaire encore, c’est que mes bénévoles sont tous revenus quand on a rouvert l’établissement. »

Ce sont majoritairement des femmes et qui ont pour la plupart 65 ans et plus. Deux seulement sont plus jeunes.

« Nos bénévoles sont très attachés à la Soupe, on est comme une famille. J’ai beaucoup de respect pour tout mon monde et je les aime profondément », lance avec conviction Francis Benham.

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