Sur le boulevard Wallberg: un totem qui attire bien des regards

Sur le boulevard Wallberg: un totem qui attire bien des regards
Le totem est exposé pour un temps limité.

SCULPTURE. Si vous passez sur le boulevard Wallberg, à mi-chemin entre les 20e et 23e Avenue, un monument attire bien des regards. Un totem d’une hauteur de 16 pieds se dresse fièrement au passage des automobilistes, cyclistes et piétons.

Une oeuvre magistrale sculptée en une seule pièce, un tronc d’arbre, par Alphé Simard, malheureusement décédé l’automne dernier. Son frère Philian a décidé de sortir l’œuvre de l’ombre et de l’exposer temporairement devant sa maison, pour une période de plus ou moins un mois.

Le sculpteur a échelonné son travail sur une période de 17 années. Pour protéger l’œuvre dans le temps et lui donner tout son lustre, l’artiste Normand Hunter a prêté lui aussi son talent en couvrant le totem de couleurs.

« Avec toutes ces années, le bois s’est fendillé en quelques endroits, mais le totem reste une grande œuvre d’art. J’ai utilisé de la résine de fibre de verre en y ajoutant de la peinture », explique Normand Hunter, pour qui cette technique n’a plus de secret.

Une oeuvre d’art

Philian Simard préfère la discrétion au sujet de cette démarche à la mémoire de son frère. Il mentionne néanmoins qu’une silhouette représentant un loup sera bientôt installée au pied de la sculpture.

Cinq espèces animales sont représentées sur le totem : un ours à sa base, un corbeau, un poisson, un hibou et un aigle au sommet.

« Je ne dirais pas que c’était un défi particulier. C’est bien plus que ça. J’ai eu l’immense honneur de travailler sur cette œuvre d’art exceptionnelle. Ç’a été pour moi un plaisir de peindre cette sculpture », tient à rendre hommage Normand Hunter.

Celui-ci a mis environ 80 heures pour appliquer les couleurs à l’ensemble de l’œuvre. Il aura fallu la force de trois hommes et un procédé éprouvé pour dresser ce totem et le positionner sur son socle.

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