Scénario possible dans le cadre d'un complexe intégré

Reprise des opérations à la papetière de Dolbeau

Dolbeau-Mistassini- Dans le cadre d’une entrevue exclusive accordée au représentant du Journal Nouvelles Hebdo, le président et chef de la direction de Produits forestiers Résolu, M. Richard Garneau, précise que l’analyse de scénarios pour une reprise des opérations à la papetière de Dolbeau s’inscrit dans le cadre de la mise en place d’un complexe intégré afin de donner une plus grande rentabilité aux usines et activités d’exploitation de la forêt dans le secteur.

Pour le président et chef de la direction de PFR, la reprise des opérations passe par ailleurs par l’obtention d’une assurance quant à l’approvisionnement en bois. "La garantie d’un approvisionnement suffisant sur une période de moyen terme représente une condition essentielle à la reprise des opérations à l’usine de Dolbeau", précise M. Garneau. Se référant aux diverses annonces se rapportant à la réduction de la capacité forestière au Québec depuis le début de l’an 2000 et en particulier par suite de l’annonce du plan Nord, M. Garneau souligne qu’il s’agit là d’une épée de Damoclès qui influence négativement la capacité d’investissement de PFR.

Complexe intégré

Se faisant muet sur l’échéancier d’une reprise à la papetière de Dolbeau-Mistassini, l’artisan d’un complexe intégré au milieu des années soixante-dix avec les installations de Donohue Saint-Félicien, souligne que le succès d’affaires remporté par cette formule est aussi exportable dans le milieu de la MRC de Maria-Chapdelaine. "La mise en place d’un complexe intégré comme celui qui nous a conduit à la construction de l’usine de pâte kraft à Saint-Félicien est une formule qui nous permet de nous diversifier tout en réalisant des économies importantes et en amenant une rentabilité aux opérations et aux actifs", a déclaré Richard Garneau.

Depuis sa nomination, Richard Garneau avoue que l’on a regardé une reprise des opérations à la papeterie de Dolbeau en raison de la présence de tous les éléments pour en faire un complexe intégré. Cette formule du complexe intégré a d’ailleurs incité la direction de PFR à faire une offre d’acquisition pour Fibrek. "On a dit qu’il s’agissait d’une offre hostile, mais il s’agit d’une offre amicale qui vise à diversifier nos produits et à remettre en place un complexe intégré dans la région", a mentionné M. Garneau.

Rentabilité

Abordant la fermeture de la machine numéro 6 à Kénogami, M. Garneau a précisé que cette décision permettait de garantir que les opérations à l’usine de Kénogami se poursuivent. "Nous avons fait la démonstration au cours de la dernière année que nous pouvions opérer de façon rentable des usines avec une seule machine", a commenté M. Garneau, soulignant que les éléments d’actif que possède Résolu, qui sont désuets et non rentables, ne peuvent continuer d’opérer. Le président et chef de la direction de PFR devait par ailleurs mentionner que depuis le tournant de l’an 2 000, la chute de la demande mondiale en papier a chuté de 5 fois la capacité de production des usines de la compagnie au Québec, ne laissant ainsi aucune place aux installations désuètes.

Déterminé à faire de Produits forestiers Résolu une entreprise rentable, Richard Garneau mentionne que cet état de situation ne sert pas seulement les actionnaires, mais aussi les retraités des diverses composantes de la compagnie. "Plus nous serons en mesure d’afficher des résultats positifs, plus nous serons en mesure de répondre à nos obligations à l’endroit des retraités de l’entreprise", a confié Richard Garneau. Le président et chef de la direction de PFR a te nu à souligner que l’importance économique des retraités de la compagnie dans les milieux où se retrouvent les installations demande que PFR demeure compétitive et rentable.

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