Saint-Augustin complètement paralysée par des travaux

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Par Serge Tremblay
Saint-Augustin complètement paralysée par des travaux
Le maire Philippe Lapointe (Photo : Trium Médias - Serge Tremblay)

Des travaux de réfection d’aqueduc et d’égouts sont devenus un véritable cauchemar pour la municipalité de Saint-Augustin. De nombreux résidents se retrouvent complètement isolés, et ce, depuis plus de six semaines.

La totalité de la rue Principale, en plein coeur du village, est bloquée alors que les travaux se poursuivent depuis de longues semaines. Les résidents sont forcés d’accéder à leur propriété par l’arrière des terrains et doivent, dans la plupart des cas, laisser leurs véhicules loin de chez eux.

« Ce n’est pas sécuritaire, les gens n’ont même pas accès à leur résidence de façon convenable. Qu’est-ce que l’on fait si l’on a une urgence et que l’on a besoin d’une ambulance ou s’il y a un incendie? », lance le maire Philippe Lapointe, qui ne cache pas sa frustration.

Toutes ses tentatives d’entrer en contact avec l’entrepreneur, Location ALR, sont demeurées lettre morte alors que la direction de l’entreprise refuse de lui parler directement, affirme-t-il.

« Le contrat n’est pas respecté. L’entrepreneur devait faire des sections de 200 à 300 pieds à la fois et ensuite les fermer pour limiter l’impact. Ce n’est pas ça du tout qui s’est produit! »

Le maire entend faire la liste complète de ses doléances à la firme MSH, qui assure la surveillance du chantier, dès cet après-midi. Il exige que le contrat soit respecté à la lettre dès maintenant, sans quoi d’autres moyens seront utilisés.

« MSH doit mettre ses culottes et faire respecter le contrat à la lettre. Nous avons déjà eu des discussions avec le ministère des Transports, avec qui nous sommes partenaires dans ce projet, et les gens du ministère sont à la même place que nous. »

En plus des travaux qui causent des inconvénients majeurs aux résidents de la rue Principale, la voie de contournement proposée au coeur du village est dans un état lamentable. L’auteur de ces lignes l’a empruntée ce matin en se rendant sur place et force est d’admettre que sans un VUS ou une camionnette, le chemin n’est pas vraiment carrossable.

« C’est une voie que l’entrepreneur est censé entretenir à ses frais. On nous dit que ce sera réglé aujourd’hui. Ça prend un chemin carrossable. »

Un second détour via les rangs est aussi disponible pour éviter complètement le village.

Les travaux s’inscrivent dans un projet de réfection d’égouts et d’aqueduc d’une valeur de 2,2 M$. Le chantier, qui s’est amorcé à la mi-juin, devait s’échelonner sur une douzaine de semaines, mais le maire doute que ce sera le cas.

« Actuellement, on est rendu au 13 août et il manque encore au moins 300 à 400 pieds pour dire qu’ils ont la moitié de fait. »

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