Robert Conroy survit à trois cancers en près de 30 ans

Denis Hudon
Robert Conroy survit à trois cancers en près de 30 ans
BVRobert Conroy a dû affronter la maladie au cours de sa vie et a survécu à trois cancers différents. Malgré les épreuves, le septuagénaire mord dans la vie et rien ne lui fera perdre son sourire. (Photo : Trium Médias – Denis Hudon)

Dolbeau-Mistassini – Vivre avec la maladie, Robert Conroy connaît. Il est passé à travers trois cancers; la maladie de Hodgkin (cancer des ganglions) en 1981, un cancer de la peau en 2001 et un cancer de la prostate en 2009. Et comme il le dit si bien, rien n’est jamais acquis. La maladie peut réapparaître à tout moment. Mais, sa joie de vivre est plus forte que tout.

Travailleur acharné, Robert Conroy qui s’est fait connaître surtout grâce à son atelier Les moteurs électriques Robert Conroy à Dolbeau-Mistassini, aime à dire que sa shop, c’est sa famille. Du moins c’était sa famille, devrait-on dire, puisqu’il vient tout juste de se retirer des affaires.

« Je prends ma retraite et je tenais à desservir mes clients jusqu’au dernier, dans mon atelier de réparation ».

Le service à la clientèle a toujours été sa marque de commerce, par devoir, mais surtout par respect envers la clientèle qui a été fidèle toutes ces décennies.

« J’ai regardé récemment une émission à la télé où l’acteur qui interprétait le rôle d’un médecin avait le cancer. C’est à ce moment que j‘ai décidé définitivement de prendre ma retraite. J’aurai 75 ans le 1er août. J’ai pensé à mon affaire la nuit suivant cette émission et je me suis levé le lendemain matin et c’était décidé. J’ai dit à ma conjointe que le 30 avril, j’arrêtais. Je suis officiellement un retraité depuis cette date », » raconte-t-il, souriant.

Ne pas stresser avec ça

Malgré ses problèmes de santé sérieux au fil des ans, Robert Conroy dit n’avoir jamais stressé avec ça. Il fallait avoir la couenne dure pour passer à travers trois cancers. Il est toujours suivi de près médicalement.

« On entend souvent dire qu’on se bat contre le cancer. Moi, je n’ai rien combattu. On se fait traiter à l’hôpital et le reste ne nous appartient plus. Qui peut dire qu’il a vaincu le cancer, on n’est jamais assuré que ça ne reviendra pas. Mais je vis pendant ce temps-là ».

Et c’est justement cette attitude qui guide Robert Conroy. Vivre un jour à la fois.

Son fils David lui a payé un voyage en Californie, en 2017, jute avant de recevoir des traitements à l’hôpital de Chicoutimi. Père et fils ont partagé des moments uniques pendant ces dix jours. Ils doivent refaire le voyage l’an prochain.

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