Rio Tinto Alcan se bat contre l'érosion

Rio Tinto Alcan se bat contre l'érosion

INFRASTRUCTURES. Au cours des quelque 30 dernières années, Rio Tinto Alcan et sa division Énergie électrique se sont battus contre un ennemi: l’érosion. Ce sont plus de 100 millions $ qui ont été injectés pour la mise en place des différentes structures (perrés, épis, brise-lames, enrochements, rechargements de plages) afin de protéger les berges du bassin tout en assurant que les usagers de quelque 45 kilomètres de plage seront satisfaits.

Chaque année, la direction du Programme de stabilisation des berges effectue un survol en hélicoptère des travaux réalisés au cours de l’année sur le pourtour du lac Saint-Jean.

Jeudi dernier, TC Media avait été invité à ce survol du lac en hélicoptère en compagnie de Jean Pedneault, directeur du programme et de Raymond Larouche, chargé de projet au programme pendant 30 ans et aujourd’hui consultant au dossier en vertu de son expertise.

« Cette tournée nous donne une photo juste et réaliste des travaux effectués l’hiver dernier et permet d’obtenir une vision globale des travaux du haut des airs, ce que l’on ne peut obtenir au sol », résume Raymond Larouche avant de prendre l’envol de l’aéroport d’Alma.

Stabilisation

Du haut des airs, on réalise véritablement l’ampleur de la tâche que représente la lutte contre l’érosion des berges. Que ce soit sur la Grande-Décharge, sur les rives mêmes du lac où à l’intérieur de chacun des tributaires du lac Saint-Jean, le programme couvre quelque 210 kilomètres de berges autour du lac, quelque 226 kilomètres de rives sur les tributaires du lac, le suivi de quelque 26 habitats fauniques avec l’intention de satisfaire les quelque 4500 riverains qui habitent maintenant sur les rives du lac.

« Tous les ans, on mesure régulièrement les 45 kilomètres de plages. On suit également toutes les infrastructures construites depuis 1986 ainsi que celles qui avaient été construites avant. Ça nous permet d’avoir une photo et par la suite, de déterminer les zones où l’on va intervenir soit à l’automne prochain ou soit à l’hiver de 2016. Du haut des airs, on a un ensemble des impacts de nos travaux, sur leur comportement et des impacts sur les plages. Cette influence peut se reporter sur des kilomètres », souligne le spécialiste du programme.

Jeudi dernier, lors du survol, le niveau du lac Saint-Jean était de 16,31 pieds, ce qui permet de bien voir l’effet de la vague sur chacune des infrastructures mises en place au fil des ans.

Avec plus de 100 épis construits pour protéger les plages, six brise-lames disposés et une centaine de kilomètres de perré installés aux endroits stratégiques, le programme permet de réduire l’érosion autour du lac.

Cependant, la compagnie n’est pas à l’abri de grandes tempêtes comme celle vécue à l’automne 2013.

C’est notamment ce qui explique que le budget 2014-2015 comporte des investissements de 7,8 M $ pour assurer les travaux de réparation sur les structures endommagées et ajouter de nouvelles protections.

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