Réfections majeures à prévoir à Dolbeau-Mistassini

Serge Tremblay
Réfections majeures à prévoir à Dolbeau-Mistassini
Dolbeau-Mistassini prépare un plan de réfection de ses usines de production d’eau potable. L’usine Hamel, qui dessert le secteur Dolbeau, date de 1975 et se fait vieillissante. (Photo : Serge Tremblay)

Dolbeau-Mistassini pourrait bien avoir à réaliser des investissements majeurs dans ses usines de production d’eau potable. L’administration municipale prépare le terrain en faisant réaliser une étude préliminaire pour leur réfection.

C’est que l’on retrouve à l’occasion des concentrations supérieures aux normes de trihalométhanes (THM) et d’acides haloacétiques (AHA) dans les deux réseaux d’eau potable de la Ville de Dolbeau-Mistassini.

Il s’agit de composés qui se forment lorsque le chlore utilisé pour désinfecter l’eau potable entre en réaction avec des matières organiques comme des feuilles mortes, par exemple.

« Il faut rassurer les gens, il n’y a pas de danger imminent pour la population. Ce sont des produits qui étaient déjà là, mais les normes du ministère augmentent sans cesse et nous sommes arrivés au point où nous devons agir pour rencontrer ces nouvelles normes-là », explique le maire, Pascal Cloutier.

Usines vieillissantes

Le problème est présent tant dans le secteur Dolbeau que dans le secteur Mistassini. Toutefois, l’âge de l’usine de la rue Hamel, qui dessert le secteur Dolbeau, fait en sorte que la situation y est davantage prévalente.

« L’usine Hamel date de 1975, alors elle n’est plus jeune. L’usine Ste-Marie (pour le secteur Mistassini), elle, date de 1995. Nous avons besoin d’un plan d’ensemble de la situation pour connaître exactement quelles sont nos options et nous doter d’un plan d’action. »

Un mandat d’une valeur de tout près de 84 000 $ a été confié à la firme Norda Stelo afin de réaliser une étude préliminaire pour la réfection des usines. Différents scénarios doivent être étudiés, incluant la possibilité d’en venir à n’avoir qu’une seule usine de production d’eau potable en reliant les deux secteurs.

« Est-ce que c’est possible avec une seule usine, est-ce que c’est préférable d’avoir deux usines? Il faut se faire une tête là-dessus. Il est certain que ce sera un projet qui demandera des sommes importantes et pour lequel il faudra de l’aide financière. »

Le maire rappelle en outre qu’il y a eu des moments où la Ville de Dolbeau-Mistassini a dû émettre des avis d’ébullition dans certains secteurs dans un passé récent, une chose que l’on souhaite éviter au maximum.

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