Pas d’appétit pour les fusions

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Par Serge Tremblay
Pas d’appétit pour les fusions
Le territoire vu du haut des airs. (Photo : Trium Médias - Serge Tremblay)

Advenant qu’un jour, il soit souhaitable de revoir à la baisse le nombre d’élus sur le territoire, il faudrait sans doute passer par un processus de fusion. Un sujet pour lequel les élus n’ont aucun appétit.

« Les fusions, moi je ne suis pas là du tout. C’est tout un enjeu et je crois que les gens tiennent à leur municipalité. L’heure est davantage aux regroupements de services. Le secteur GÉANT se structure déjà beaucoup et l’avenir est davantage là », affirme le préfet, Luc Simard.

Des propos qui trouvent écho chez Mario Fortin, maire de Normandin, pour qui les regroupements de services apparaissent beaucoup plus porteurs que tout projet d’éventuelle fusion.

« Les fusions, nous ne sommes pas rendus là. Il y a des étapes préliminaires avant d’en arriver là. Il faut d’abord passer par des regroupements de services, travailler plus étroitement ensemble. Dans 10-15 ans, est-ce que ce sera nécessaire? Il faudra voir, mais on n’est pas là », fait-il valoir.

Mario Fortin ne croit pas non plus que le gouvernement du Québec ait envie de se lancer à nouveau dans ce genre d’aventure. Le ministère des Affaires municipales fait plutôt la promotion des regroupements de services en offrant du financement pour appuyer de telles démarches.

Aboutissement naturel?

Pour sa part, le maire de Dolbeau-Mistassini, Pascal Cloutier, est d’avis qu’on en viendra là un jour ou l’autre, que ça nous plaise ou non. Sans être nécessairement partisan des fusions, il estime que ce sera l’aboutissement naturel des choses.

« On voit que c’est difficile pour tout le monde de trouver de la main-d’œuvre. C’est difficile pour nous, alors c’est encore pire pour les petites municipalités. Le gouvernement donne du financement pour la mise en commun de services, alors même si on ne nous le dit pas, on nous emmène quand même tranquillement dans cette direction. »

Le maire Cloutier croit que plus de 80 élus pour une population de moins de 25 000 habitants font beaucoup de gens autour de la table et qu’on en viendra probablement un jour à ne plus être capable de pourvoir tous les postes.

Quelle que soit la finalité de tout cela, Dolbeau-Mistassini entend collaborer au partage de services avec les petites localités environnantes.

« Il y a des municipalités qui ont cogné à la porte pour que l’on puisse se partager des ressources, pour l’eau potable entre autres. On est à travailler là-dessus. C’est difficile de trouver les ressources pour notre propre service alors ce n’est pas évident. Il faut d’abord sécuriser le service pour notre population, mais on veut travailler avec les autres municipalités. »

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