On pourrait fermer des sections et refuser des touristes

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Par Jean Tremblay
On pourrait fermer des sections et refuser des touristes
Au Motel Chutes des Pères, on devra comme pour la majorité des hôtels du haut du Lac-Saint-Jean, fermer des chambres par manque de personnel. (Photo archives)

Le manque d’employés dans le secteur de l’hôtellerie va de mal en pis. À quelques semaines de l’arrivée des premiers touristes, les hôteliers devront jongler avec un personnel réduit pour les recevoir. Une situation qui inquiète et qui est devenue presque désespérante pour certains.

Dans ce secteur d’activité économique, c’est unanime, il manque des bras dans tous les départements, sans exception.

« En plus, il n’y a pas beaucoup de curriculum vitae qui entrent. Une situation généralisée pour l’ensemble de nos opérations », explique Maxime Beaubien, directeur adjoint à l’Hôtel Château Roberval.

La situation est la même pour les trois établissements du Groupe Beaubien, qui possède le Château Roberval, le Manoir Roberval et l’Hôtel du Jardin de Saint-Félicien.

« Pour combler nos besoins en main-d’œuvre, on pourrait facilement embaucher 35 employés », ajoute le gestionnaire.

Recrutement international

Malgré tous les efforts pour recruter des employés, on se bute à un mur. On aimerait, comme c’est le cas dans d’autres domaines, recruter du personnel à l’étranger.

« C’est le manque d’employés occasionnels pour la saison estivale qui nous préoccupe. L’une des solutions consiste à recruter à l’international. Sinon, on devra fermer des départements, réduire le nombre de chambres et refuser des clients », affirme Maxime Beaubien.

L’an dernier, la famille Beaubien a même été dans l’obligation de prêter main forte dans certains services, entre autres, pour aider le personnel à refaire les chambres après le départ des touristes.

« Dans nos stratégies, on regarde même la possibilité d’inviter les touristes à demeurer chez nous pour deux jours ou plus. »

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