Obstétrique et pédiatrie : un important défi d’attraction et de rétention de main-d’oeuvre

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Par Serge Tremblay
Obstétrique et pédiatrie : un important défi d’attraction et de rétention de main-d’oeuvre
Le problème de main-d’œuvre qui sévit à l’hôpital de Dolbeau-Mistassini a été amplifié par la pandémie et a conduit à la suspension des services d’obstétrique et de pédiatrie. (Photo : Trium Médias - Serge Tremblay)

L’annonce de la fermeture de l’obstétrique et de la pédiatrie pour la durée de l’été au centre hospitalier de Dolbeau-Mistassini a suscité de vives réactions dans le milieu. Un coup dur à encaisser pour les usagers, mais qui était inévitable dans les circonstances.

Le manque de main-d’œuvre a une fois de plus frappé et les services ont dû être interrompus pour l’été. Les employés en place ont bien tenté de tenir le fort aussi longtemps que possible, mais ce n’était plus réaliste de continuer.

Au CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, on explique qu’il faut une vingtaine de personnes pour faire fonctionner adéquatement les départements d’obstétrique et de pédiatrie de l’hôpital de Dolbeau-Mistassini.

Or, il manque déjà deux équivalents à temps complet en plus du personnel qui est soit en maladie ou encore en retrait préventif en raison de leur condition de santé.

« Il s’agit d’un secteur fragilisé, dans le sens où avec le personnel en place, nous ne sommes pas en mesure de faire face à une seule absence, congé ou départ sans qu’il y ait des répercussions, notamment avec la période des vacances estivales et la situation de pandémie », indique Caroline Lavoie, agente d’information au CIUSSS.

Celle-ci ajoute qu’avant de suspendre les services, différentes avenues ont été explorées, comme l’horaire 7/7, l’horaire de 12 heures, les déplacements de personnel, etc.

Le syndicat et la direction ont examiné de nombreux scénarios, mais ont dû se résoudre à la suspension des services.

« La charge de travail était trop importante. Il y a plus de 50% du membership qui est en maladie ou encore en retrait préventif, alors on se retrouve avec trop peu de gens pour travailler. On a eu beau regarder tous les scénarios possibles avec l’employeur, il n’y avait pas d’autres options possibles, et ce, tant pour la sécurité des patients que des professionnelles en soins », précise la présidente régionale de la FIQ, Julie Bouchard.

Récurrent

La suspension des activités du service d’obstétrique est une histoire récurrente à Dolbeau-Mistassini. Le défi demeure entier, mais la COVID-19 a eu un réel impact.

Des personnes immunosupprimées, enceintes ou ayant certaines conditions de santé ont dû être retirées préventivement.

« Même si ce sont seulement quelques personnes, sur une petite équipe, ça a un gros impact. La COVID explique une partie de la situation, mais il reste que l’on a un problème d’attraction et de rétention à Dolbeau-Mistassini. Il y aura un très gros travail à faire pour le long terme », affirme Julie Bouchard.

Chose certaine, ce n’est pas faute de bonne volonté, ajoute-t-elle, puisque dans tout le réseau du CIUSSS, c’est au centre hospitalier de Dolbeau-Mistassini que les membres du syndicat émettent le plus de disponibilités pour travailler.

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