« Mistassini se fait constamment couper l’herbe sous le pied »

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Par Serge Tremblay
« Mistassini se fait constamment couper l’herbe sous le pied »
Gilles Cossette s'est résigné à démolir l'ancien hôtel familial. Il estime que les immeubles commerciaux ne valent plus grand-chose à Mistassini. (Photo : Trium Médias - Serge Tremblay)

Alors que les démolisseurs s’affairaient à jeter au sol l’édifice ayant autrefois abrité un l’Hôtel Cossette, Gilles Cossette a des mots durs envers le développement du secteur Mistassini. Les immeubles commerciaux n’y valent plus grand-chose, dit-il.

« Au niveau commercial, Dolbeau tire fort sur la couverture. Ici, à Mistassini, c’est très difficile de louer et tu dois le faire à des prix qui sont environ 50 à 60% de ce que tu pourrais obtenir à Dolbeau. Pourtant, on paye les mêmes taxes », lance Gilles Cossette.

Celui-ci ajoute qu’avec l’ancien Centre social rempli d’organismes et l’acquisition par la Ville de la Caisse Desjardins, ce sont des locataires potentiels qui ont échappé aux propriétaires d’immeubles du secteur Mistassini.

« Mistassini se fait constamment couper l’herbe sous le pied », laisse-t-il tomber.

Gilles Cossette affirme que dans le passé, il a fait réaliser des plans d’implantation pour différents projets sur ce terrain, incluant une station-service, mais rien ne s’est jamais concrétisé.

« À l’époque où la SAQ se cherchait un local, je les avais approchés, mais ils tenaient à être à Dolbeau. Pourtant, un commerce comme la SAQ, peu importe où il est, les gens vont y aller. »

L’implantation récente d’un Dollarama tout près, un projet que personne ne voyait venir, est un plus, croit Gilles Cossette. Il estime que cela apporte enfin une contribution au dynamisme commercial du secteur et espère que cela donnera un coup de pouce pour la vente de son terrain.

Nuance

Ce discours, Gilles Cossette n’est évidemment pas le seul à le tenir. D’autres résidents du secteur Mistassini ont le sentiment d’être laissés pour contre.

De son côté, le maire Pascal Cloutier estime que cette vision des choses doit être nuancée.

« Le volet commercial est plus fort à Dolbeau, c’est vrai, mais c’est une réalité qui n’est pas nouvelle. Par contre, il y a un volet social, culturel et communautaire qui est important dans le secteur Mistassini. Le Centre social était vide et il est maintenant plein. L’ancienne Caisse Desjardins est pleine. On veut occuper les locaux vides. »

Ce qui ne veut pas dire pour autant que le développement commercial est secondaire, souligne le maire, qui rappelle que des investissements importants ont vu le jour ces dernières années.

« Il y a le Dollarama, mais aussi la station-service à la sortie de la ville. C’est un terrain qui nous appartenait et sur lequel un projet intéressant s’est concrétisé et qui est un gros plus pour ce secteur. »

Parc industriel

Dolbeau-Mistassini souhaite également développer son parc industriel à Mistassini, dans toute la partie située à l’arrière de Bleuets Mistassini, jusqu’à la rue Lavoie.

« On a confié un mandat, qui est en cours de réalisation, pour développer ce secteur au niveau industriel. Ce sont des terrains de la ville situés dans un secteur propice. Le conseil veut mettre beaucoup d’emphase pour développer ce parc industriel avec les services adéquats. Il y a de la demande et des opportunités. »

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Guy Villeneuve
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Guy Villeneuve

Ça toujours été comme ça. Dolbeau a tout le temps tirée la couverture de leur côté et que les miettes pour Mistassini. J’ai été surpris de voir un Dollarama venir s’installé a Mistassini. Aujourd’hui c’est une ville mais plus ça change plus c’est pareil….