Maternelle 4 ans : la Commission scolaire a des locaux, mais peu de jeunes

Maternelle 4 ans : la Commission scolaire a des locaux, mais peu de jeunes

La Commission scolaire du Pays-des-Bleuets pourrait avoir six classes de maternelle 4 ans, mais les inscriptions seront-elles au rendez-vous?

Crédit photo : archives - Denis Germain

La Commission scolaire du Pays-des-Bleuets (CSPB) a déjà identifié des possibilités pour ajouter des classes de maternelle 4 ans sur son territoire. Trouver les enfants pour les remplir et le personnel requis pour s’en occuper ne sera cependant pas aisé.

Actuellement, la CSPB dispose de trois classes de maternelle 4 ans, soit à l’école Notre-Dame-des-Anges de Dolbeau-Mistassini, à l’école Bon-Pasteur de Sainte-Jeanne-d’Arc et à l’école Jolivent de Chambord. Trois autres classes pourraient être ajoutées.

« Nous avons identifié trois autres écoles qui ont un potentiel de population pour accueillir la maternelle 4 ans. Nous ne pouvons pas les identifier publiquement encore puisque nous devons faire quelques vérifications additionnelles, mais nous aurions les locaux et les aménagements requis », explique le directeur général de la CSPB, Sylvain Ouellet.

Inscriptions

Si des locaux adéquats sont disponibles, il n’est pas dit que les enfants seront au rendez-vous. La maternelle 4 ans demeure, après tout, accessible sur une base volontaire.

« Là où le bat blesse, c’est du côté des inscriptions. Pour les trois classes actuelles, nous avons des jeunes, mais pour l’année scolaire 2019-2020, les parents ne se sont pas manifestés au niveau des inscriptions. L’intérêt envers la maternelle 4 ans, nous on ne le voit pas pour l’instant, mais peut-être qu’avec le projet de loi, ça va changer. »

La Commission scolaire entend relancer une période d’inscription pour tenter de remplir ses classes en prévision de la prochaine année scolaire.

Personnel

Sylvain Ouellet ne le cache pas, réussir à embaucher le personnel nécessaire pour s’occuper de la maternelle 4 ans ne sera pas simple.

« C’est l’autre gros défi. On s’attend à un nombre de départs à la retraite important qui viendra gruger nos listes de rappel. On n’a qu’à regarder du côté de l’UQAC et le nombre de diplômés en enseignement préscolaire et primaire ne suffit même pas à combler les départs à la retraite. »

Pourtant, le contexte de l’emploi s’est beaucoup amélioré à la CSPB, de sorte qu’il est possible d’obtenir une permanence beaucoup plus rapidement qu’autrefois.

« Il faut demeurer quand même prudent, car les mécanismes d’accession à la permanence sont quand même complexes. La suppléance demeure un passage obligé pour tout le monde, mais le temps d’attente est de plus en plus court pour avoir accès à un poste permanent. »

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