Malgré la refonte du régime forestier : Alliance forêt boréale a encore du travail à faire

Serge Tremblay Journaliste de l’Initiative de journalisme local
Malgré la refonte du régime forestier : Alliance forêt boréale a encore du travail à faire

Ce n’est pas parce que le gouvernement du Québec a annoncé une refonte du régime forestier qu’Alliance forêt boréale entend crier victoire. Trop de travail reste à faire, estime son président, Pascal Cloutier.

À l’issue de l’assemblée générale annuelle, qui avait lieu au début d’octobre, Pascal Cloutier estime que l’organisme est sur les rails et a démontré sa pertinence.

« On fait beaucoup de chemin, je pense. On est maintenant en discussion avec des entreprises sylvicoles qui n’étaient pas là au départ, on est beaucoup plus large qu’on ne l’était. Notre financement provient des MRC, alors on est indépendant de l’industrie. C’est clair, c’est le travailleur et les communautés forestières qui sont autour qui sont notre priorité. »

L’un des fers de lance de l’action d’Alliance forêt boréale était d’obtenir une modification du régime forestier. C’est chose faite puisque des modifications au régime ont été promises et l’organisme a d’ailleurs soumis plusieurs propositions au ministre.

« On a mené une consultation assez large et on a identifié certaines problématiques et aussi des solutions, car il ne faut pas que dire qu’il y a des problèmes, il faut proposer des choses. Ça a été remis à l’équipe du ministre et on devrait obtenir une rencontre pour en parler davantage. »

Entre autres, la question de la planification forestière est un enjeu majeur qui contribue à la hausse du coût de la fibre.

Promotion

Même si Alliance forêt boréale obtient les ajustements voulus, ce n’est pas la fin de son action pour autant.

« Au contraire, je pense qu’on a encore besoin d’être là. Il reste beaucoup d’enjeux, comme la question du caribou forestier dont on parle beaucoup moins, mais qui demeure très importante. Et il faut continuer à faire la promotion de l’industrie forestière. »

En effet, croit Pascal Cloutier, le positionnement de l’industrie forestière comme une industrie d’avenir doit être mis en lumière.

« Il faut continuer de taper sur le même clou. À l’heure des changements climatiques, le bois est une ressource d’avenir. Il capte le carbone, c’est une ressource renouvelable et son empreinte n’est absolument pas comparable à celle de l’acier ou du béton. On doit continuer de convaincre du potentiel de cette ressource. »

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