Loi sur l’hébergement: un pas dans la bonne direction

Janick Emond, journaliste de l’Initiative de journalisme local
Loi sur l’hébergement: un pas dans la bonne direction
Le nouveau projet de loi pour l’hébergement a pour but de rendre le processus d’enregistrement plus rapide et facile pour les propriétaires. (Photo : courtoisie)

La quantité de nouveaux types de locations non conventionnelles pour l’hébergement a explosé dans les dernières années, rendant les normes en place mal adaptées au marché actuel. La Corporation de l’Industrie Touristique du Québec (CITQ) a donc déposé un nouveau projet de loi au début juin, visant à simplifier l’encadrement de l’hébergement touristique et contrer l’hébergement illégal.

L’arrivée des plateformes collaboratives comme Airbnb, par exemple, a favorisé l’émergence de plusieurs nouvelles formules d’hébergement et certains propriétaires ont décidé d’opérer dans l’illégalité.

« Les normes qui ont été mises en place par le CITQ peuvent être très contraignantes et longues, ce qui fait que des propriétaires passaient outre ces normes et faisaient donc de la location illégale », commente le conseiller en développement touristique dans la MRC Domaine-du-Roy, Alexandre Danieli.

« On ne peut pas appliquer les mêmes normes pour un hôtel ou un chalet. Maintenant, avec le nouveau projet de loi 100, les standards seront plus normalisés. »

Un projet de loi salué

Alexandre Danieli voit d’un bon œil le dépôt de ce nouveau projet de loi.

« Moi j’en vois que du positif de ce projet de loi là, même s’il reste encore beaucoup de détails à approfondir. Plus on augmente la quantité d’hébergement, plus il y a de touristes qu’on peut accueillir et plus il y a de retombées économiques. »

La directrice générale de Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean, Julie Dubord, croit également que c’est un pas dans la bonne direction. Toutefois, comme très peu de détails sont encore connus sur le projet de loi 100, beaucoup de questions sont soulevées.

« Le système de classification avait tout de même ses avantages. Les questions sont de comprendre comment on va bien pouvoir guider le client dans sa recherche maintenant. Ce qu’on retrouve comme informations de locations sur les réseaux sociaux ou les plateformes comme Trip Adviser, ça peut être un bon indicateur, mais ça ne représente pas complètement la qualité de l’offre », explique-t-elle.

« Les normes qui étaient en place donnaient de bonnes balises pour les hôteliers pour dire sur quoi ils doivent s’asseoir pour avoir un minimum d’attractivité pour la clientèle. Maintenant, sur quelles bases vont-ils continuer à améliorer leurs expériences ? »

Enfin, Julie Dubord affirme qu’il est important que tout le monde soit sur un même pied d’égalité et de ne pas favoriser un secteur d’hébergement plus qu’un autre.

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