L’industrie de la fourrure nordique en croissance

L’industrie de la fourrure nordique en croissance
Mario Bilodeau et Marcel Laplante

ÉCONOMIE. Québec a annoncé, lundi matin, une aide financière de 235 400 $ pour appuyer le développement de l’industrie de la fourrure. Une nouvelle formation en taxidermie sera notamment mise en place pour pallier aux besoins de l’entreprise Bilodeau Canada, située à Normandin.

Cette formation de 600 heures a été développée sur mesure par le Service de formation aux entreprises de la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets et devrait permettre à une douzaine de personnes d’acquérir les compétences nécessaires pour pratiquer le métier de taxidermiste. La formation sera offerte directement dans les ateliers de Normandin Bilodeau Canada, qui entend bien embaucher les meilleurs candidats.

« Pour nous, c’est toute une chance. Engager et former des taxidermistes coûtent énormément de sous, puisqu’il faut au moins deux ans avant d’être bien certain qu’ils font l’affaire », de mentionner Mario Bilodeau, président de Bilodeau Canada.

« Les meilleurs candidats seront certainement embauchés. Si on a deux ou trois bons taxidermistes qui en ressortent, on sera très content. S’il y en a cinq ou six qui font l’affaire, on va tous les prendre également. On a besoin de taxidermiste pour combler les postes liés à la croissance de notre entreprise », ajoute pour sa part Marcel Laplante, copropriétaire de l’entreprise.

Le gouvernement du Québec a alloué une somme de 185 400 $ pour cette formation, dont 50 000 $ en soutien de revenu aux participants.

Plan d’action

Québec a parallèlement annoncé un montant de 50 000 $ afin de supporter la coordination du plan d’action 2015-2016 de la filière de la fourrure nordique. Cet appui s’inscrit dans les suites du forum économique régional tenu au cours de l’été dernier, où le développement d’un pôle de la fourrure nordique avait été retenu comme enjeu économique structurant.

Cette filière visera notamment à développer deux gammes de produits de la fourrure, soit une première gamme liée aux pratiques ancestrales des Innus et une seconde basée sur les technologies avancées d’apprêtage et de transformation. Le Cégep de Saint-Félicien sera appelé à un jouer un rôle avec le développement d’une formation qui alliera justement les techniques ancestrales des Premières Nations et la technologie moderne dans l’apprêtage.

—S.T.

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