Les travailleurs de Dolbeau-Mistassini ont toujours le moral

Les travailleurs de Dolbeau-Mistassini ont toujours le moral

Après plus de six mois de lock-out chez Jean Dumas Ford et la Maison de l’Auto, et de grève dans le cas des employés syndiqués du concessionnaire Dolbeau Automobiles, les employés de garage du secteur Dolbeau-Mistassini gardent le moral et n’entendent pas céder aux pressions exercées par l’employeur. Prêt à un conflit qui s’annonce encore long, les travailleurs déplorent toutefois que ce soit le client qui fasse les frais de la situation.

Les employés syndiqués des trois concessionnaires de Dolbeau-Mistassini affectés par le conflit sont unanimes : ils sont prêts à poursuivre leur mobilisation aussi longtemps qu’il le faudra. « Notre pancarte est affichée et le dit : Prêt pour six mois de plus! », lance Pietro Bollini, tout en désignant une affiche installée près de l’entrée de la Maison de l’Auto.

Les employés en question, qui ont été mis en lock-out en février dernier, s’attendent à y passer l’hiver. Des rencontres sont prévues au cours des prochaines semaines afin de prendre les dispositions nécessaires pour faire face au froid à venir. Aucune négociation n’est par ailleurs à l’ordre du jour entre les parties syndicale et à patronale.

Le client pénalisé

Pour les travailleurs en lock-out, l’affirmation selon laquelle les concessionnaires affectés sont capables d’offrir tout le service nécessaire ne tient pas. « Les garages indépendants ont de bons mécaniciens, mais ils ne peuvent pas tout faire sans la formation requise », rapporte un employé, qui rappelle que les systèmes électroniques dont sont dotés les véhicules d’aujourd’hui nécessitent une formation et des équipements adéquats pour une réparation.

Plusieurs propriétaires de véhicules ont en outre été référés vers des concessionnaires de Québec ou de La Tuque afin de faire honorer leur garantie. D’autres, pour certaines marques de véhicules, ont pu obtenir le service du côté d’Alma chez Duchesne Auto, qui s’est entendu avec ses employés relativement tôt dans le conflit.

Les travailleurs avec qui le Nouvelles Hebdo s’est entretenu croient que les prochains moins mettront la patience des clients à rude épreuve. « L’automne et l’hiver sont des périodes achalandées et les garages indépendants sont déjà pleins à cette période-ci. Qu’est-ce que ce sera dans le « rush »? Les clients vont malheureusement avoir beaucoup de difficulté à obtenir le service auquel ils ont droit », rappelle Stéphane Chiquette, mécanicien à la Maison de l’Auto. —S.T.

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