Les Promenades du boulevard 30 ans plus tard : il y a toujours des défis à relever

Photo de Serge Tremblay
Par Serge Tremblay
Les Promenades du boulevard 30 ans plus tard : il y a toujours des défis à relever
Lors de la construction, il y a 30 ans. (Photo : Photo Société d’histoire et de généalogie Maria-Chapdelaine, P239 Fonds Journal Le Point)

Trente ans après sa construction, le mail des Promenades du Boulevard ne fait toujours pas l’unanimité, mais il a tout de même permis à divers commerces de tirer leur épingle du jeu. Les prochaines années poseront cependant des défis importants auxquels les commerçants n’auront pas le choix de faire face.
C’est du moins ce que croit Camil Vézina, président de la Société d’initiatives et de développement d’artères commerciales (SIDAC), qui voit à la gestion du centre commercial.
« D’abord, il y a le manque de ressources humaines qui touche tous les secteurs d’activités. Au niveau commercial, ça aura pour conséquence de forcer la mise en place d’horaires adaptés. Il faudra s’attendre de plus en plus à voir des commerces qui vont fermer plus tôt et ouvrir plus tard », avance Camil Vézina.
Avec la rareté de la main-d’oeuvre, la loi de l’offre et de la demande poussera les salaires à la hausse, une réalité avec laquelle il faudra composer.
« La pression à la hausse sur les salaires sera très forte. Les commerces n’ont évidemment pas la capacité d’offrir du 25$/h, mais je pense que le 15$/h sera inévitable. En bout de ligne, c’est aussi une question d’être plus équitable dans notre société. Il faudra s’ajuster, mais moralement c’est juste. »
Camil Vézina estime que les commerces ont la capacité de faire ce pas salarial, pourvu qu’il puisse le réaliser sur une période de temps adéquate.

Camil Vézina, président de la SIDAC, estime que le vieillissement de la population et la rareté de la main-d’œuvre mèneront la vie dure aux commerces dans les prochaines années.

Location
Les nouvelles règles du jeu qui découlent de la rareté de main-d’œuvre et du vieillissement de la population auront un impact sur les propriétaires d’immeubles, qui ne pourront plus exiger des tarifs aussi élevés sur les baux de location, croit Camil Vézina.
« Je possède moi-même des immeubles et l’état des lieux est clair, les propriétaires devront faire face à la règle de l’offre et de la demande. Alors qu’on pouvait demander autour de 18 $ du pied carré, je pense qu’on sera à 10 ou 12 $ du pied carré dans quelques années, car le marché va être rendu là. »
À cet égard, investir dans le maintien de ses actifs pour offrir un immeuble plus attrayant sera un atout important, assure-t-il.
Être compétitif
Même si le marché local fait en sorte que les commerces sont de plus petite taille, il est tout à fait possible d’être compétitif, affirme Camil Vézina.
« On a assez de consommateurs de base pour être compétitif et il faut l’être. Le consommateur est sensibilisé à l’achat local comme jamais, mais il parle aussi avec le fond de sa poche, alors il faut absolument être dans les prix. C’est au niveau de l’offre de produit que l’on ne peut pas être aussi diversifié que dans les grands centres. »
Le boulevard Wallberg, avant la construction.

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