Les éducatrices en milieu familial débrayent à Dolbeau-Mistassini

Serge Tremblay, journaliste de l'initiative de journalisme local
Les éducatrices en milieu familial débrayent à Dolbeau-Mistassini
(Photo : Trium Médias - Serge Tremblay)

Un groupe d’éducatrices en milieu familial débrayaient, ce matin, sur le boulevard des Pères à Dolbeau-Mistassini, alors que la grève générale illimitée se poursuit à l’échelle du Québec.

Les éducatrices en milieu familial demandent un rattrapage salarial de 35% pour atteindre un salaire horaire de 16,75 $, soit le taux de rémunération offert aux responsables en CPE non formés, échelon 1. L’offre du gouvernement est plutôt de 12,83 $ l’heure sur cinq ans, indique le Syndicat.

« La table de négociation n’est pas encore rompue, alors on espère pouvoir régler sous peu. Pour l’instant, c’est toujours l’impasse », précise Julie St-Arnaud, présidente de l’ADIM Saguenay.

Les Syndiqués ont demandé un arbitre pour solutionner le conflit, mais le ministre a plutôt accepté de nommer un médiateur. La décision d’un arbitre aurait dû être appliquée alors qu’un médiateur n’a pas ce pouvoir.

Les éducatrices affirment avoir le soutien des parents et de la population en général dans ce conflit de travail, même si elles comprennent bien que cette grève est un enjeu pour les citoyens ordinaires dans leur quotidien.

« Je suis moi-même parent utilisateur et je n’ai pas de service de garde le matin. C’est très très compliqué, je comprends, et surtout en position de COVID, mais le ministère sait depuis le 8 mars dernier que l’on est en grève en septembre.  »

La négociation a commencé il y a 20 mois, mais a été interrompue par la pandémie.

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, on retrouve 400 éducatrices en milieu familial qui desservent au-delà de 2 000 familles.

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