Les cultures fourragères catastrophiques dans le haut du lac

Les cultures fourragères catastrophiques dans le haut du lac
Fourrage

AGRICULTURE. Les cultures fourragères sont anémiques cette saison dans le haut du lac, principalement dans les secteurs Normandin, Girardville, Albanel et Saint-Edmond-les-Plaines. Les producteurs font face à des rendements de l’ordre de 25 %.

Le faible couvert de neige, jumelé à l’importante vague de froid de l’hiver dernier, annonçait déjà une saison difficile pour les cultures fourragères, mais les précipitations anormalement basses des dernières semaines ont scellé le sort de plusieurs cultures.

Les données météorologiques démontrent que dans le secteur Normandin, les précipitations entre le 1er mai et le 22 juin avaient atteint la barre des 65mm, soit 75mm de moins que la moyenne annuelle pour la même période.

« Moi, je suis passé 50 ans et je n’ai jamais vu des mois de mai et de juin avec aussi peu pluie », souligne d’ailleurs Mario Théberge, président du Syndicat de l’UPA Maria-Chapdelaine et producteur laitier à Normandin.

En fait, la situation est telle que les producteurs s’attendent à essuyer des pertes importantes. La première coupe, qui génère environ les trois quarts de la récolte annuelle, a offert des rendements de l’ordre d’environ 25 % dans bien des cas. « Pour une ferme comme la nôtre avec 450 hectares en fourrage, les pertes seront d’environ 100 000 $ », précise Étienne Barrette, de la Ferme Barrette et frères de Saint-Edmond-les-Plaines.

L’assurance récolte de la Financière Agricole couvrira une partie des pertes liées aux conditions désastreuses de cette année, mais les producteurs en feront néanmoins les frais. Certains producteurs ont même réensemencé sans toutefois obtenir le rendement souhaité, ce qui a doublé l’investissement initial.

Pour compenser, les producteurs seront forcés de s’approvisionner ailleurs, possiblement même en dehors de la région, ce qui implique des coûts importants en transport. —S.T.

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