Les cueilleurs toujours enthousiastes malgré les défis à relever

Cueillette de champignons forestiers

Saint-Thomas-Didyme – La Fête des champignons était de retour à Saint-Thomas-Didyme pour une 3e édition samedi dernier. Une quarantaine de cueilleurs provenant d’un peu partout dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean se sont rassemblés à l’auberge du Centre touristique du Lac-à-Jim pour partager leur passion des champignons, une industrie émergente qui suscite l’engouement, mais qui fait encore face à de nombreux défis.

Pour le responsable du Projet champignons à Saint-Thomas-Didyme, M. Aldéi Darveau, il ne fait aucun doute qu’il y a un intérêt pour la cueillette de champignons. "Il y a eu un effet d’entraînement avec la formation qui se donne au Cégep de Saint-Félicien. Depuis 2008, il y a 250 personnes qui ont suivi la formation. J’aurais cru qu’avec 190 heures de cours, plusieurs personnes auraient été rebutées, mais non il y a un certain enthousiasme pour plusieurs gens", explique-t-il.

D’ailleurs, la plupart des gens qui constituaient la quarantaine de cueilleurs qui étaient présents pour la Fête des champignons étaient des visages connus qui ont suivi la formation. Toutefois, l’intérêt ne serait pas limité aux seuls cueilleurs. "Le Syndicat des producteurs de bois s’est montré intéressé à profiter de cette ressource qui pourrait intéresser plusieurs propriétaires de lots boisés", souligne Aldéi Darveau.

Bien qu’il y ait un enthousiasme pour la cueillette de champignons, plusieurs défis restent à surmonter, plus particulièrement au niveau commercial. "Le défi auquel nous faisons face est de trouver comment transformer nos cueilleurs en cueilleurs commerciaux. Nous n’avons pas encore les infrastructures nécessaires pour y arriver, il faudrait davantage de postes de distribution par exemple", précise M. Darveau.

"Même si nous avons connu une très bonne année au niveau de la fructification des champignons, nous sommes en deçà de nos résultats de l’an passé en terme de récolte. Pour nous, c’est trop peu et par ailleurs, le prix est trop faible. Avec seulement un poste de distribution, il est difficile d’écouler de petites quantités, car il n’est pas avantageux de parcourir de grandes distances avec son véhicule pour vendre quelques champignons. Un cueilleur particulièrement déterminé peut arriver à se faire un revenu, mais cela représente beaucoup de temps", poursuit-il.

L’Association pour la commercialisation des champignons forestiers (ACCF) entend poursuivre le travail afin de doter cette industrie émergente de meilleures conditions. "Il y a effectivement de grands défis à relever et on poursuit le travail à l’Association afin de trouver une façon d’organiser l’offre, autant pour les acheteurs que pour les cueilleurs. Il y a beaucoup de travail à faire à ce niveau et ce n’est pas facile", convient M. Darveau.

Le Plan Nord pourrait toutefois offrir une opportunité aux cueilleurs de champignons forestiers. En effet, le Plan Nord comprend un volet destiné aux produits forestiers non ligneux. L’ACCF entend garder un œil sur les possibilités qui pourraient être mises de l’avant via cette avenue.

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