L'engouement atteint le CFP de Dolbeau-Mistassini

Plan Nord

Dolbeau-Mistassini – Le Plan Nord fait sentir ses impacts au Centre de formation professionnelle (CFP) de Dolbeau-Mistassini. L’engouement pour les opportunités à venir, notamment dans le domaine minier, fait en sorte que le programme de Conduite de machinerie lourde en voirie forestière attire des candidatures de partout au Québec.

En effet, le CFP de Dolbeau-Mistassini a enregistré, pour la dernière année, au-delà de 300 demandes au programme de formation en Conduite de machinerie lourde en voirie forestière. La capacité de formation du centre, elle, est plutôt de l’ordre de 120 étudiants annuellement.

« On sent vraiment un engouement avec le Plan Nord. Les gens savent qu’il va y avoir de l’argent à faire dans le Nord québécois et ils veulent en profiter. Nous recevons des demandes qui viennent d’un peu partout au Québec, car tous les centres qui offrent cette formation sont à pleine capacité », souligne Éric Servais, directeur adjoint au CFP de Dolbeau-Mistassini.

Ceux et celles qui sont prêts à faire les sacrifices qui s’imposent n’auront pas de difficultés à trouver un emploi. On parle d’un taux de placement de l’ordre de 75 à 80% dès la première année, taux qui grimpe à environ 90 % après 3 ans. « Il y a un mouvement de main-d’œuvre qui se fait actuellement vers le Nord. Ceux qui sont prêts à y aller auront davantage d’opportunités que ceux qui refusent de s’exiler », précise Éric Servais.

Malgré l’intérêt que suscite le programme de formation en Conduite de machinerie lourde en voirie forestière, les autres métiers de la forêt continuent d’avoir une image plus morose. Pourtant, le besoin de main-d’œuvre dans certaines spécialisations est bel et bien présent. C’est le cas, entre autres, du programme en Aménagement de la forêt.

« Nous ne formons pas suffisamment d’aménagistes pour les besoins du marché. Si nous en avions une dizaine de plus par année, nous les placerions tous sans problème », mentionne le directeur adjoint du CFP. « Il faut comprendre que les compagnies qui ont des CAAF se doivent de les entretenir si elles veulent les conserver alors il y aura toujours une nécessité d’avoir des aménagistes », poursuit-il.

Ce besoin se répercute également à l’échelle des professionnels en génie forestier. En effet, l’Université Laval a fait savoir que le besoin de relève en ingénierie forestière se fait très préoccupant. L’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec confirme ce constat en soulignant que le nombre de départs à la retraite est actuellement deux fois plus élevé que le nombre de nouveaux diplômés.

Le Journal Nouvelles Hebdo, un média de Transcontinental.

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