Le virage électrique obligatoire

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Par Jean Tremblay
Le virage électrique obligatoire
Guy Verreault propriétaire de Transport Verreault avoue que sans ses deux fils Victor et William Verreault, il n’aurait pas effectué le virage électrique. (Photo Trium Médias – Jean Tremblay)

Il ne reste que quelques années aux transporteurs écoliers pour transformer leur flotte d’autobus et prendre le virage électrique. Pour Transport Verreault de Saint-Félicien et les autres transporteurs scolaires, l’électrification du transport n’est pas un choix, mais une obligation gouvernementale.

Depuis le 31 octobre 2021, il n’est plus possible d’immatriculer un modèle neuf qui consomme du diesel.

« Si j’achète un modèle au diesel et que je me présente à la SAAQ, impossible d’obtenir l’immatriculation requise », confirme William Verreault, directeur des opérations de Transport Verreault.

L’entreprise a commandé deux autobus électriques et devrait les recevoir d’ici la fin de l’année scolaire.

On confiera aux conducteurs de ces nouveaux modèles électriques, les circuits les plus courts.

« Avec uniquement 150 kilomètres d’autonomie, il ne faut pas trop s’éloigner. Il n’y a pas beaucoup d’historiques sur cette nouvelle gamme d’autobus. Tout est à découvrir. »

Depuis quatre ans, les transporteurs peuvent en commander, mais peu en achetaient.

« Auparavant, nous n’étions pas obligés d’en acheter. C’est vraiment plus cher qu’un autobus standard. Le prix d’un véhicule pouvant accueillir 72 passagers a passé de 120 000 $ à 350 000 $. Par contre, nous obtenons une subvention de 150 000 $ par autobus. »

Selon William Verreault, l’augmentation nette du coût d’achat des autobus électriques se traduira inévitablement par une hausse du coût du transport scolaire.

« Le renouvellement des contrats devra tenir compte de cette augmentation du coût de remplacement de notre parc d’autobus. »

Recharge électrique

Une autre problématique devra être solutionnée par le Groupe Verreault, celui de la recharge des autobus électriques. Il faut prévoir entre trois et cinq heures pour une recharge complète.

« Nous aurons besoin de bornes de 40 kilowatts l’unité. Il faudra les programmer pour les recharger à des périodes différentes. Si on le fait en même temps, sur l’heure du souper, la facture d’Hydro-Québec va exploser ».

Cette nouvelle orientation fait partie du Programme d’électrification du transport scolaire. Il est financé par le Plan de mise en œuvre 2021-2026 du Plan pour une économie verte (PEV) 2030 qui prévoit y dépenser 250 M$.

D’ici 2030, 65% du parc d’autobus scolaire au Québec devra être électrique.

Le groupe Verreault possède 20 autobus qui se déplacent de Saint-Félicien jusqu’à Sainte-Monique.

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