Le syndicat UNIFOR plaide pour l’aménagement forestier durable

Le syndicat UNIFOR plaide pour l’aménagement forestier durable
Pascal Cloutier et Daniel Leblond évaluent à 64% le pourcentage de forêt boréale dense au Québec à l’abri de toute récolte forestière. 

FORÊT BORÉALE.En réponse aux propos de la directrice générale de Greenpeace Canada, Joanna Kerr, Pascal Cloutier et Daniel Lebond, présidents Unifor à la papetière de Dolbeau-Mistassini et à la scierie de Dolbeau-Mistassini, dénoncent ce qu’ils qualifient de propos tendancieux et inacceptables dans l’argumentaire de Greenpeace voulant que l’ organisme cherche à soustraire de très vastes territoires forestiers en région boréale prétextant que l’ aménagement forestier serait de la dégradation.

Les deux présidents dénoncent les propos de la directrice générale de Greenpeace, publiés dans l’édition du 26 juin de la Presse, qui invitent les gouvernements à augmenter les superficies de la forêt boréale soustraite à toute exploitation forestière. Pascal Cloutier et Daniel Leblond précisent par voie de communiqué que « le territoire ciblé par Greenpeace pour une protection intégrale représente près de 60% de l’approvisionnement des scieries et papetières de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean pour les prochaines années. L’organisme met donc en péril beaucoup d’emplois, c’est-à-dire le gagne-pain de bien des ménages de communautés qui dépendent de la mise en valeur de la ressource forestière ».

Quant aux propos de Mme Kerr à l’effet que selon les deux présidents elle « considère que l’aménagement forestier n’est rien d’autre que de la dégradation », Pascal Cloutier et Daniel Leblond affirment que les travailleurs de la forêt ont à coeur de la récolter de la bonne façon « en assurant sa régénération afin d’accélérer le retour d’une forêt dense, en maintenant des habitats pour de nombreuses espèces fauniques et en conciliant les interventions avec les pratiques des Premières nations présentes sur le territoire.

FSC

Quant à la perte de la certification FSC dans certains territoires situés au Saguenay-Lac-Saint-Jean en forêt boréale, les deux présidents s’étonnent de voir l’intransigeance de Greenpeace à l’endroit de Résolu. Ils trouvent curieux de voir que pour les forêts pluviales situées en Colombie Britannique où les entreprises ont perdu leur certification FSC, l’organisme n’a pas entrepris de campagne de dénigrement et de menaces à l’endroit de leurs clientes comme c’est le cas à l’endroit de Résolu au Saguenay-Lac-Saint-Jean.—J.S.

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