Le recrutement de pompiers toujours difficile

Serge Tremblay, journaliste de l'initiative de journalisme local
Le recrutement de pompiers toujours difficile
Le directeur du Service de sécurité incendie de Dolbeau-Mistassini, Daniel Cantin, affirme que les candidats se font rares pour être pompiers à temps partiel. (Photo : Trium Médias - Serge Tremblay)

Le recrutement de nouveaux pompiers demeure difficile dans la MRC de Maria-Chapdelaine. Un enjeu qui s’avère inquiétant sur le moyen, et surtout, sur le long terme.

La dernière campagne de recrutement menée par le Service de sécurité incendie de Dolbeau-Mistassini, qui couvre tout le secteur Est de la MRC de Maria-Chapdelaine, a permis de dénicher un total de six candidats.

« Nous avons trouvé trois candidats pour Dolbeau-Mistassini, trois pour la caserne de Péribonka et aucun pour celles de Saint-Augustin et Sainte-Jeanne-d’Arc. Nous sommes très loin du compte », laisse tomber Daniel Cantin, directeur du Service de sécurité incendie.

Celui-ci précise qu’une dizaine de pompiers supplémentaires dans chaque caserne constituerait un scénario idéal qui donnerait à l’organisation toute la latitude nécessaire pour opérer dans les meilleures conditions.

« Pour l’instant, nos services ne sont pas menacés à court terme. Sur le moyen et le long terme, c’est préoccupant. On va se mettre en mode solution et voir comment on pourrait apporter des changements pour être plus attractif. »

GÉANT

Du côté de la Régie intermunicipale de sécurité incendie du secteur GÉANT, le directeur Jerry Piquette vit une situation semblable.

« Il est vrai que ce ne sont pas des années faciles pour le recrutement, mais nous avons tout de même trouvé cinq personnes. En avoir trouvé entre huit ou dix nous aurait donné un peu plus de confort, mais on arrive à se maintenir. »

Les deux services de sécurité incendie de la MRC feront équipe afin de constituer une même cohorte de formation pour l’ensemble des pompiers recrutés sur le territoire.

Le temps

Les candidats potentiels qui se désistent ou qui refusent l’invitation à devenir pompier à temps partiel invoquent habituellement le manque de temps comme motif.

Pourtant ce n’est pas faute d’avoir apporté des changements majeurs afin d’être flexible.

« Je me souviens à l’époque où j’ai commencé, on n’acceptait aucun candidat qui n’était pas de Dolbeau. Aujourd’hui, on fractionne le temps et on accepte des gens de partout », souligne Daniel Cantin.

« La plupart des candidats que nous recrutons ont plus de 35 ans, remarque pour sa part Jerry Piquette. Ceux qui ont rêvé d’être pompiers autrefois et dont les enfants ont grandi et sont devenus plus autonomes peuvent venir vivre l’expérience d’être pompier. Chez les jeunes qui ont ce rêve, ils se tournent davantage vers le cours pour devenir des professionnels. »

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