Le programme est prêt mais Québec tarde

Serge Tremblay
Le programme est prêt mais Québec tarde
Le maire Pascal Cloutier est toujours en attente d’une réponse de Québec alors que le programme serait pourtant prêt. (Photo Trium Médias – Serge Tremblay)

La Ville de Dolbeau-Mistassini est prête à aller de l’avant avec un programme d’aide financière en cas de sinistres réels ou imminents pour les propriétaires de résidences secondaires à la Pointe-Langevin. Il manque toutefois un partenaire de taille : le gouvernement du Québec.

Lors de la plus récente séance du conseil municipal, les élus ont en effet déposé l’avis de motion qui conduira à l’adoption d’un tel programme.

« Notre programme est fait. Nous, la Ville, et Rio Tinto, on est prêt, mais il nous manque une réponse du gouvernement du Québec à l’effet qu’il va faire sa part », a expliqué le maire de Dolbeau-Mistassini, Pascal Cloutier.

Programme

Le programme en question fonctionnerait sur des bases semblables à celui déjà en place au Québec pour les propriétaires de résidences principales, mais concerneraient tout simplement les résidences secondaires.

Le montant prévu pourrait atteindre 250 000 $, soit 200 000 $ pour la propriété et 50 000 $ pour les frais de relocalisation et/ou de démolition. La somme octroyée sera fixée à la pièce, selon l’évaluation municipale de l’édifice et en fonction de différents paramètres.

Par contre, difficile d’aller de l’avant sans l’aide de Québec. Et la réponse tarde à arriver.

« C’est certain que la grosse partie de l’argent proviendrait du gouvernement et de Rio Tinto. La Ville, on contribue, mais de façon moins importante. Le problème, c’est qu’il nous manque un joueur à la table. »

Le temps d’agir

Le maire souligne que le dossier est pourtant dans l’actualité depuis belle lurette. Les signaux en provenance du gouvernement seraient pourtant bien timides.

« On nous dit que l’on est en recherche de solutions. »

Une fois le programme en place, un premier propriétaire d’une résidence pourrait être dédommagé pour la perte de sa propriété. À court ou moyen terme, environ cinq résidences secondaires seraient possiblement en jeu, selon l’évolution du phénomène d’érosion.

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