Le centre de santé L’ArrimAge confronté à des défis de taille

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Par dhudon
Le centre de santé L’ArrimAge confronté à des défis de taille
La directrice générale du centre de santé mentale l’ArrimAge, Josée Dion, espère remédier le plus rapidement au manque de personnel. (Photo : courtoisie)

Un manque de personnel force le centre de santé mentale l’ArrimAge à fermer ses bureaux le vendredi, et ce, pour une période indéterminée. Mis à part le service du centre de jour qui réouvrira un peu plus tard, tous les autres services à toutes fins utiles demeurent à la disposition de la clientèle.

Les cas de troubles liés à l’anxiété sont à la hausse depuis que la pandémie est bien installée dans le quotidien des gens. Le Centre de santé l’ArrimAge est à même de mesurer l’ampleur du phénomène en accompagnant régulièrement des personnes vivant une problématique de santé mentale.

« Depuis la pandémie, ça n’a fait que s’aggraver. Les cas d’anxiété sont courants et majoritaires sur le plan des problèmes en santé mentale. Tout le monde est affecté, à des degrés divers, par la pandémie. On accompagne davantage de gens anxieux », dit Josée Dion, la directrice générale de l’ArrimAge.

Le nombre d’interventions est sans cesse grandissant. Ainsi au cours de la dernière année, l’organisme a réalisé pas moins de 926 accueils et totalise 1 744 rencontres individuelles et 1 160 interventions téléphoniques. En 2020, c’étaient 589 accueils, 1 587 rencontres individuelles et 675 soutiens téléphoniques.

Recrutement plus difficile

Le recrutement est plus difficile ces derniers mois. Pour la directrice Josée Dion, idéalement, son organisme aurait besoin d’un personnel d’une quinzaine de personnes pour répondre plus rapidement à la demande. Pour cela, il faudrait que son financement soit, lui aussi, majoré.

Le recrutement de personnel n’a jamais été un problème pour l’organisme, jusqu’à ce qu’arrive la pandémie et particulièrement dans la dernière année.

« Même si on fait tous les efforts pour améliorer les conditions de travail et salariales, on ne peut pas rivaliser avec les avantages offerts dans le secteur public en santé. Nous dépendons beaucoup des subventions gouvernementales », explique la directrice générale de l’ArrimAge, Josée Dion.

Dans la dernière année, deux membres du personnel ont quitté.

« On répond à toutes les demandes et on s’occupe des gens qui font appel à nos services professionnels. Les cas les plus urgents sont traités en priorité ou référés selon des besoins plus spécifiques », tient à rassurer Josée Dion.

C’est d’ailleurs la première fois que le Centre de santé mentale l’ArrimAge est confronté à une liste d’attente, qui peut varier d’une période allant de deux à trois mois.

« Pour ne pas trop allonger cette liste, on favorise des rencontres en groupes plutôt que des rencontres individuelles, quand c’est approprié ».

Jusqu’à nouvel ordre, les bureaux de l’ArrimAge sont ouverts du lundi au jeudi, de 8h à midi et de 13h à 17h.

« Il n’y a pas de bris de services, c’est juste qu’on est ouvert moins d’heures par semaine. On souhaite revenir à des heures d’ouverture sur cinq jours le plus rapidement possible », termine Josée Dion.

 

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