Le Bôme de Saint-Méthode durement touché par les inondations

Photo de Louis Potvin
Par Louis Potvin

C’est la désolation dans le secteur du Bôme de Saint-Méthode à Saint-Félicien. Plusieurs résidences sont inondées ou sur le point de l’être en raison du niveau élevé du lac Saint-Jean.

Plusieurs personnes s’affairaient à remplir des sacs de sable afin de protéger leur terrain et leur résidence.  D’autres cherchaient une solution pour fixer leur quai pour qu’il ne parte pas à la dérive.

Des représentants de Rio Tinto ont rencontré les gens pour leur expliquer l’état de la situation et l’évolution au cours des prochaines heures alors que le niveau lac devrait atteindre 18,5 pieds.

Le service d’incendie était également sur place pour rassurer les citoyens. Il n’y a pas pour l’instant d’avis d’évacuation.

« Demain, nous allons avoir l’unité d’urgence afin de répondre aux besoins des gens selon l’évolution de la situation. Nous avons des bénévoles de la Croix-Rouge prêts à intervenir et des chambres d’hôtel sont réservées pour les personnes qui en auraient besoin. La situation est surveillée de près. Ce que l’on souhaite c’est que le vent ne soit pas défavorable », explique le directeur du service incendie de Saint-Félicien, Olivier de Launière.

La situation pourrait se détériorer si des vagues venaient s’échouer sur les rives. Déjà, l’eau s’est fait un nid sur plusieurs terrains et des portions de route sont inondées.

Il y a 104 résidences et chalets dans le secteur.  Environ 75% des gens y vivent à l’année. Ce n’est pas la première fois que le Bôme est victime d’inondation. Ce fut d’ailleurs le cas en 2017.

Ailleurs

Sur le Chemin Girard à Saint-Félicien, là aussi des riverains installaient des sacs de sable afin de protéger la plage et les terrains.

« En deux jours, nous avons perdu au moins 35 pieds de plage. C’est désolant de voir ça.  Ce sont les vents qui causent des vagues qui font de terribles dommages », mentionne Laurent-Paul Chartier.

En tant que président de Riverains 2000, il se questionne sur la manière dont Rio Tinto a géré le lac Saint-Jean cette année. « Ils disent qu’ils ont le contrôle sur 25 % des apports d’eau, mais ils ont 100% le contrôle sur la sortie par exemple. C’est certain que ça suscite des questions. »

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